MENUISIER ÉBÉNISTE
Par M, Rou so le fils , Maître Menuisier.
TROISIEME section r>E LA TROISIEME PARTIEde T Art dû Menuisier.
X-j’ e s p e c e de Menuiserie dont je vais traiter, quoique d’une moindre consé-quence que celle de bâtiment (autrement dite d’affemblage), est cependant cellequi demande le plus de propreté & de précision de la part de l’Ouvrier, ou pourmieux dire de l’Artiste , qui pour bien faire cette eípece de Menuiserie , doitjoindre à beaucoup d’expérience dans la pratique , une infinité de connoiísencesthéoriques ; de sorte qu un bon Menuisier-Ebéniste doit non-seulement êtreen état de bien faire la Menuiserie ordinaire , mais encore de se voir coller &polir toutes les différentes eípeces de bois , tant François qu’Etrangérs ; il doitaussi savoir teindre les bois ôc les brunir, Sc travailler diverses sortes de
matières , comme l’y voire , l’écaille , la nacre de perle, l’étain, le cuivre ,1 argent, Sc même for Sc les pierres précieuses ; ce qu’il ne peut faire sensconnoître parfaitement toutes ces différentes matières, qui toutes s’emploient& se travaillent différemment. La teinture des bois demande aussi quelques no-tions de Chimie pour la composition de ces teintures. A ces connoiíîâncestheorie-pratiques, les Menuisiers-Ebénistes doivent joindre celles de gont quis acquièrent par le Dessein de tous les genres, comme ^Architecture Sc sePerspective, f Ornement, le Paysege êc même la Figure, afin d'êtrs en état dereprésenter toutes sortes de sujets avec toute la précision dont àr Art peutetre susceptible. Il faut aussi qu ils sachent graver au burin,< an t sur le bois quefur les métaux , soit pour y former des ombres , soic/5<E détailler les partiesqui seroient trop fines, pour qu Ìls pussent le fair^ a ^ èG la soie à découper.
Menuisier ? ///. p art. III, Se cl* 1 9