79 D MENUISIER , III. Parc. Se8. 111. Chap X.
_g* de toutes les maniérés, comme ia Figure 7. Ces eípeces de Bois sent très-pro-
Planche p r es à être employés à bois de bout ou diagonalement, comme je l’ai observé auxFig . 8 &y. Quant au bois de fil, il ne fait guere d’effet que fur la maille, encorefaut-ií que les couleurs en íòient vives , ce qui est assez rare à ces fortes de Bois.
La quatrième efpece de Bois , est celle dont les couches concentriques íònt-régulières & alternativement teintes de diverses couleurs, comme la Figure io* 1Ces fortes de Bois font ceux qu’on peut employer avec le plus d avantage, parceque non-feulement ils íònt beaux à bois de bout, mais encore à bois de fil, soitqu’ils íòient refendus parallèlement aux couches concentriques, comme la Fi-gure u , ou selon la direction des rayons, comme la Figure 12 ; car dans lepremier cas ils présentent une surface ondée, dont les taches ou flammes íòntplus ou moins larges selon que la refente est faite plus près de la circonférence de1 arbre ; dans le second cas, cest-à-dire , quand la refente est faite ser la maille,comme la Figure 12, le bois présente des rayures presque régulières , Ieíqueilesíònt plus ou moins parfaites, selon que la refente est directement faite enpassent par le centre de l’arbre.
Ces quatre eípeces de différences, dans ce qui concerne les teintes des Bois,íònt celles qui sent les plus frappantes : car ii en est une infinité d autres qui nesent que des nuances entre chacune de ces dernieres, auxquelles elles ressem-blent toujours par quelqu’endroít.
Il est encore quelques Bois dont la coupe transversale, ou bois de bout, aulieu d’être rayée en suivant les couches concentriques, représente une infinitéde points de différentes couleurs , disposés à peu-près comme au jonc, Sctoujours en suivant les couches concentriques de l’arbre. Ces fortes de Boisfont un aísez bon effet à bois de bout, comme on peut le voir à la Figure
Quant à leur bois de fil, il est toujours rayé, de quelque sens qu’on le re-fende; excepté que les rayes qui approchent le plus de la circonférence de l’arbreSc qui lui sent parallèles, sent un peu plus larges que les autres. Voy. la Fig. 13.
Ce que je viens de dire touchant les différentes teintes des Bois, ne peutguere s’appliquer qu’aux Bois des Indes , n’y ayant qu’un très-petit nombre deBois de France qui íòient rayés ou veinés, ainsi qu’on l’a pu voir ci - dessus ;cependant parmi ces derniers, l’Erable qui, quoique sens couleur, est un des plusbeaux Bois qu’on puisse employer en Ebénisterie, fur-tout loríqu’on le teint engris ou de quelqu autre couleur. Ce Bois différé de tous les autres, tant des Indesque de France, par la conformation de ses fibres ligneuses, qui, au lieu demonter droites, vont en serpentant à chaque couche concentrique , comme j el’ai expliqué plus haut, page 78 q ; Sc il a l’avantage de faire un très-bel effet,de quelque maniéré qu’il soit refendu ; car s’il l’est fur la maille, comme laFigure 15, il représente une surface ondée , qui, à l’aspect, semble être enrelief ; fi, au contraire - on le refend parallèlement aux couches concentriques ,
L surface devient moërée comme une étoffe. Voyei la Figure 16 ,
Les