Se c t. 11. D c lâ refente des Bois , SÙc. 799,
& donne en même temps une eau rouge qui, non-feulement teint la surface dubois, m ais en pénétré i’intérieur à 3 ou 4 lignes de profondeur. teignant lesBois avec cette teinture, il faut avoir íoin qu’ils soient tous d une même eípece,Sc à peu-près dune égale densité,si l'on veut qu ils soient d’une couleur presqueégale par-tout. Cette observation est générale pour toutes les teintures, i e £quelles ne font que des eaux, Sc n’ont point d’épaiíseur palpable ni même appa*<rente , ce qui oblige les Ebénistes à faire choix de Bois d'une couleur Sc d unedensité très-égale, ainsi que je lai dit plus haut ; ce qui demande beaucoupd’expérience Sc d’attention de la part des Ebénistes, auxquels, exception faitedes moyens de composer & d’employer les teintures, il n'èst guere possible dedonner des réglés de théorie fur cette partie , dont la réussite n’est souvent dû©qu à l’ expérience, laquelle ne s’acquiert qu avec beaucoup de temps, d’attention6c de travail.
Section SecònOê*
De là refente des Bois propres à VEbênifierUi
Comme les bois qu on emploie en Ëbénisterie, sont pour la plupart soitchers, puisqu ils coûtent tout bruts depuis 10 sols jusqu à 30 sols, Sc quelque-fois même un écu la livre, selon les différentes especes de bois, on a grandintérêt de les ménager ; c est pourquoi au lieu de faire des Meubles ou autresouvrages d’Ebénisterie en bois plein, on a imaginé de refendre le bois des Indespar lames ou feuilles très-mmces, qu’on applique sor des bâtis faits avec du boisordinaire. Ce ne sont pas les Menuisiers-Ebénistes qui refendent leurs bois, maisdes Ouvriers qui ne font uniquement que cet ouvrage, Sc qui refendent non-seulement pour les Ebénistes, mais encore pour les Luthiers, Sc généralementtous ceux qui emploient du bois mince. Ces Ouvriers ou Scieurs sont payés àla livre, c’est-à-dire , à raison de la pesanteur de la pieCe de bois qu on leurapporte, ce qui, joint au déchet du bois Sc la sciure, rend le bois près des deuxtiers plus cher, ce qui fait un objet très-considérable.
Le bois de placage se refend à environ une ligne d’épaisseur aU plus ; quandon veut l’épargner on prend jusqu’à 10 à ii feuilles dans un pouce d épaisseur,ce qui ne vaut rien ; parce qu avant que le placage soit poli, il n a pas une demi-ligne d épaisseur, qui se trouve réduite presqua rien lorsque l’ouvrage est 6m ;ce qu’il faut absolument éviter, quoique Cela soit fort d’uíàge à présent* Quandon veut débiter une piece de bois pour faire du placage, on commence parchoisir le côté le plus droit, Sc , s’il est possible , le plus étroit, pour y donnesdes coups de scie Sc y faire les refontes, afin d’approcher davantage de la rive dubois, Sc d avoir des feuilles d’une plus grande largeur j ensoitg on met la piecede bois dans la presse à scier debout, Sc on la refend de 1 épaisseur qu on juge NMenuisier. ///. p ar t. III. Sect. S A