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8 ro ME NUIS IE R, m. Part. Se 8 . III. Chap. X.
2 La semelle de fer tient avec le fût de bois par le moyen de six vis, lesquellespassent au travers de ce dernier, Sc font taraudées dans l’épaisseur de la femelle,ainsi qu on peut le voir à la fig. y, qui représente la coupe transversale de layarlope-onglet, à fendroit des deux vis. V^oye^ aufiî la fig- 6, qui repréíènteCette même varlope vue en defîous, avec le bout des vis.
Ce que je viens de dire par rapport aux variopes-onglet à femelle de fer ,peut aussi s’appliquer aux rabots , qu’ii feroit bon de construire de cette façon ,fur-tout ceux qui fervent pour les bois de bout, ou ceux qui font extrêmementdurs, dont le frottement gâte en peu de temps le dessous du rabot, qui alors nepeut plus aller comme il faut, à moins qu on ne le redreíîe.
C’est cette difficulté qui a fait imaginer les rabots de fer, tant pour les mé-taux que pour les bois durs. Ces outils, représentés fig. 8,9, 10 (jrir, fontconstruits en forme de boîtes vuides par le deíîus, dans lesquelles on ajuste uncoin de bois A , fig-, 9 , lequel sert à retenir le derriere du fer , soit qu’onveuille que ce dernier soit posé perpendiculairement , comme il est aux fig. 8 <§-9, ou qu on le place incliné, comme f indiquent les lignes ponctuées B , C; dansce dernier cas on abat le coin en pente, selon celle qu’on juge à propos de don-ner au fer de i outil. Voye{ la fig- 7, qui représente ce coin vu en coupe Sc endeíîùs.
Le fer de ces sortes de rabots est arrêté en place par le moyen d’un autrecoin D , fig. 9 , lequel frotte contre un boulon de fer E , qui tient aux deuxcôtés ou joues du rabot.
Quand le fer est fort incliné, comme celui B C, le boulon E ne peut plusservir, Sc on en met un autre F\ lequel entre tout en vie d un côté du rabot, &a quarré de f autre, asin qu on puisse fôter quand on le juge à propos, Sc qu’ilne tourne point étant en place.
Le coin D, qui sert à retenir le fer, doit être plein fur toute fa largeur, pourqu’il soit plus íblide, étant d ailleurs fort inutile qu’il soit évuidé, vu qu’il n y arien en dedans du rabot qui puiíîe arrêter le copeau.
Quant à la construction de ces sortes d’outils , je nen ferai aucune mention gvu qu elle est du ressort des Taillandiers Sc autres Ouvriers en fer.
Les Ebénistes se servent de scies à peu-près semblables à celles des Menui-fsiers en bâtiment ; c est pourquoi je n’en parlerai pas ici. Cependant il est bondobserver qu’ils font plutôt usage des scies à tourner, que de toute autre, foiepour scier fur la longueur ou fur la largeur ; c est pourquoi ils en ont de dissé-frentes grandeurs, pour s’en servir au besoin. Cette méthode est très-bonne pourrefendre le bois qui n est pas d’une forte épaisseur ; mais je ne fai pourquoi ils fèfervent de scies à tourner pour scier les bois de bout, les arrasements, & c . V uquune scie ordinaire est meilleure qu une scie à tourner, pour ce qui est desbois de bout, f ut - tout quand il faut que ces derniers soient coupés avecprécision,
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