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:g pì MENUISIER,111. Part: SeS. III. Chap. XII.
de les incruster les premieres ou les dernieres ; cependant il faut faire attentionPlanché £ c ’ e st lextremité de leur tige qui forme un contour, comme à la figure F, ousi ceft le bas de la fleur, comme à la figure D, parce que dans le premier cas ilfaut incruster la fleur la premiere, Sc la tige ensuite; & qu’au contraire dans lesecond il faut incruster la fleur la derniere, pour les raisons que je viens dedétailler ci-defíùs.
Ce que je viens de dire pour incrustation des fleurs * doit s’appliquer auxornements comme la figure 2 , afin que les contours des parties qui posent surles autres, se dessinent mieux, A que leurs joints en soient plus parfaits.
Ces ornements, tels qu ils íònt représentés dans la figure 2, cote O , se nom-ment Moresques , & se font ordinairement avec du bois d’une feule couleur,appliqué fur un fond différent. Quelquefois ces ornements íònt de deux cou-leurs , fur-tout lorfqu’ils font composés de maniéré qu ils semblent s’enlafser lesuns dans les autres ; dans f un ou f autre cas, il est très-rare qu on les ombre :011 se contente de les bien contourner extérieurement, & d'en indiquer lescontours intérieurs par des traits de scie à découper, ou bien par des tailles faitesau burin ou à k pointe à graver. Voye { leifig, 2, cote O, où une partie de lafrise d’ornements courants est disposée de cette maniéré, & dont le côté opposép est tout disposé pour recevoir le reste de incrustation , ainsi qu une partie desmasses du bouquet de la figure 1, ce que j’ai fait afin de faire mieux connoîtrela marche de f exécution de ces fortes d’ouvrages, qui, comme on peut le voir,ne sauroient être traités avec trop de précision Sc de foins , ce qui demande beau-coup d’expérience dans la pratique, qui est pour le moins aussi nécessaire danscette partie de l’Ebénisterie, que la théorie la plus parfaite.
La Figure 1 de cette Planche, représente le dessin d’un panneau d’Ebénis-Planche terie, dont le milieu est orné d’un médaillon soutenu par des branches de RoseA de Laurier, Sc couronné de guirlandes de fleurs , lesquelles se construisentde la maniéré que j’ai décrite ci-dessus.
Le médaillon peut se remplir de différentes maniérés, soit par un sujet commecelui de la figure premiere, ou seulement par un chiffre ; dans l’un ou l’autrecas , lorsque, comme dans les figures 1,2 & 3 , le fond du médaillon est diffé-rent du fond de i’ouvrage ( comme cela doit toujours être ), il est bon que lemédaillon soit tout rempli de son sujet avant que de f incruster sor le fond dupanneau.
Quand on fait un médaillon ou tout autre ouvrage de cette eípece, on com-mence par découper toutes les pieces qui doivent y être incrustées, afin de lestracer chacune à leur place ; ensuite de quoi on éyuide le dedans de l’ovale avecla scie à découper, qu on y introduit par un trou percé dans un des endroits quidoivent être évuiùes, ou bien qu on fait entrer par l’endroit ou le chiffre appro-che le plus près du bout de 1 ovale, comme aux points A ou B , fig, 2 , ce quine souffre aucune difficulté, parce que le trait de scie est si mince, que lorsque