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§02 ME NUIS IE R , III Part. Se8. III. Chap. XïlL
^ au foret, comme je l’expliquerai cbaprès en parlant des outils propres à percerles métaux.
Les outils dont je viens de faire la deícription ( abstraction faite de ceux duTour Sc de Serrurerie dont je vais parler ci-après, Sc en général de tous lesoutils de Menuisiers dont f ai parlé dans le cours de cet Ouvrage, qui peuventíer-vir également a la construction de 1 Ebenisterie dont il est icì question), íont,à peu de chose près, tous ceux qui font les plus utiles. Il en est encore beaucoupd’autres que chaque Ouvrier fait pour son usage , selon son génie Sc les diffé-rentes occasions qu’il a de les employer avec plus ou moins de succès ; maiscomme la plupart de ces outils íbnt peu différents de ceux dont j'ai parlé dansla deícription des différentes eípeces de Menuiserie, j’ai cru pouvoir me dis-penser d’entrer dans aucun détail à ce íùjet, cette matière étant d’ailleurs iné-puisable.
Quant à la construction de l’Ebénisterie pleine, c’est toujours la même choíèque pour les autres efpeces de Menuiserie ; les différentes parties qui la composentsont toujours liées les unes avec les autres par le moyen des rainures, des lan-guettes , des tenons, des mortaises Sc autres assemblages ; toute la différence qu’ily a, c’est qu’il faut que tous ces différents assemblages, ainsi que tout le reste de laconstruction de cette Menuiserie, soient faits avec toute la perfection possible,que le corroyage des bois, les joints Sc les assemblages íùr-tout, soient faits avec
la derniere des précisions-fans être dégraissés en aucune maniéré ; de forte qu’entravaillant fur les joints ils ne se découvrent pas. Je ne parlerai pas ici de laqualité des bois, lesquels doivent être parfaits Sc aussi secs qu’il convient ; fansquoi, quelque foin qu on prenne, on ne peut pas faire de bon ouvrage.
Section Seconde.
Notions élémentaires de k partie de VArt du. Tour nécessaire aux Ebénistes .
L’Art du Tour est, de tous les Arts relatifs ou accessoires à l’Art du Menui-sier , celui qui semble appartenir de plus près à ce dernier, dont il faifoit assuré-ment partie avant qu il fût devenu assez considérable pour être divisé en plusieursbranches, qui, par la fuite des temps, font devenues des Arts différents, dontla jouissance est exclusive par le moyen des Maîtrises ; en effet, tous les anciensouvrages de Menuiserie sont ornés de parties faites au Tour, qui sûrementl’étoient par les Menuisiers, ou du moins leur grande adhérence avec la Menui-serie , donne lieu de le croire ainsi, ou bien que les Tourneurs étoient eux-,mêmes Menuisiers, ce qui est la même chose.
Maintenant les Menuisiers ordinaires ne font plus d’ouvrages de Tour, quoi-*qu’ils íoient en droit d en faire, du moins les Maîtres Sc leurs sils fous eux, oUun de leurs Apprentifs ; il n y a que quelques Menuìsiers-Ebénistes qui se servent
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