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9*0 MENUISIER, íll Part . SeEt. IÎL Chap . XJll.
s la pointe du Tour, qui alors ne marque point l’ouvrage, comme il arrive à tousies ronds où on ne prend pas cette précaution. Voy. lafig. 32, on est représentéeune piece montée de cette maniéré.
Dans le cas où on ne voudroit pas se servir de la poupée de la droite du Tour,on pourroit faire un mandrin qui se plaçât d un bout sur la poupée à gauche , &de 1 autre dans une lunette , dé maniéré que toute la face de f ouvrage seroitlibre , ce qui seroit très-avantageux, Sc pourroit, dans le cas dont je parie, tenirlieu de Tour en f air, dont je ne parlerai pas ici, vu que ce détail appartient àl’Art du Tour proprement dit, dont la description, faite par M. Hulot, vaparoître inceíìamment, à laquelle ceux qui voudront prendre des connoiíîancesplus étendues de ce bel Art, pourront avoir recours, me bornant ici à en donnerquelques notions les plus simples, dont la connouìance est absolument néceíîàireaux Menuisiers, de quelqu’efpece qu ils soient.
Les outils propres à tourner, font, après le Tour ( qui est le principal de tousies Gouges ,fig. 15 ê i6;les Fermoirs ou Ciseaux, quelquefois nommés Plaines,jìg. 1,7 & 18 ; les Grains-d’orge ,fig. 19 & 20 ; les Ciseaux proprements dits ,nommés Ciseaux a planches , fig, 21 & 22 ; les Becs d ane, /%■. 23 & 24; iesGouges plates ou à planches, 25 & 26 , Sc les Crochets, soit en bec-d’âne^>omme la fig’ 27 - en gouge plate comme X&sg. 28, ou en grain d orge comme
h jìg. 29 .
Ces distérentes íortes d’outils peuvent se réduire à cinq efpeces ; savoir, lesGouges creuses Sc les Fermoirs , dont le taillant qui est toujours à deux biseaux,est quelquefois incliné comme dans cette figure, ou bien droit, c’est-à-dire,perpendiculaire avec les côtés de 1 outil; ces deux premieres eípeces fervent à
tourner ies bois tendres à bois de fil. Les trois autres eípeces ne servent qu’auxbois dur s Sc aux bois de travers, Sc font tous à un seul biseau ; savoir, les Ci-seaux proprement dits Sc les Becs - d’âne, les Grains-d’orge Sc les Gougesplates, soit que ces derniers outils soient droits ou à crochets.
Tous ces différents outils íònt plus ou moins grands. Il y a , par exemple »des Becs-d’âne depuis une ligne jusqu à un demi-pouce de largeur , Sc ainsi desautres, ceux que j’ai représentés ici étant de la grandeur la plus ordinaire, quiest un pied de Fer.
Tous ces différents outils s’affùtent íur la meule avec les affiloirs Sc la pierreà i’huiíe, félon qu’il convient à la forme de chacun d’eux, en observant cepen-dant que les outils à planche ayent le sil en dessus , le frottement de l’ouvragetendant toujours à le rabattre en dessous.
11 y a deux maniérés de tourner, comme je l’ai dit plus haut; savoir, àbois de sil & a bois de travers ; dans i un ou f autre cas, il faut d abord com* 4mencer par ébaucher fouvrage le plus près possible ; ensuite de quoi on le placesur le Tour, après lavoir cintré d’abord ; quand il est entre les pointes, onvérifie s’il est bien cintré en le faisant tourner quelques tours, pour connoítre
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