a La derniere traverse S , est attachée à demeure sur les jumelles, à 3 ou 4Planche pouces de distance de la traverse du bâtis, & on y ajuste une petite piece mobile^ í2, à queue d’aronde, au milieu de laquelle est tracée une ligne p q , qui répond aumilieu de toute la machine, ainsi que celle des autres traverses : cette piecemobile sert d’alidade pour arrêter en place la platine divisée en parties égales,représentée dans la figure 6 , ce qui se fait par le moyen d’une pointe placée aubout de cette piece à queue, laquelle pointe est correspondante à la ligne p y,& entre dans les trous de la platine, qiselle empêche par conséquent de tour-ner , ainsi que la piece à cannelé r, au bout de laquelle cette platine est forte-ment attachée par le moyen de deux vis; de forte qu’en faisant mouvoir laplatine d un point de sa division à un autre, la piece à canneier fait le mêmemouvement toujours en parties égales, & en rapport avec le nombre des divisionsde la platine fur lesquelles on opéré. Voye{ les Fig. 4, f & 8.
La platine à diviser, fig. 6 , doit être de cuivre ou de fer-blanc, ce qui estcependant moins bon ; Sc elle doit avoir 7 à 8 pouces de diamètre, Sc être percés« son centre d’un. trou s , pour y placer une pointe qui réponde au centre de lapiece à canneier, à laquelle la platine est attachée par deux vis qu’on fait paíîèrdans les trous r Sc t 3 comme je l’ai dit plus haut. Ces trous doivent être un peualongés, afin qu’on puisse faire mouvoir la platine de droite Sí de gauche, pourdes raisons que je donnerai ci-après.
Quant aux divisions de la platine , il n’est pas néceíîàìre qu’elles soient engrand nombre , les trois nombres 24, 20 Sc 16, étant suffisants pour faire des
cannelures depuis le nombre 7 jusqu’au nombre 24 , cest-à-dire, qu’on peutfaire avec ces trois premiers nombres, ceux y , 6,8, 10 & 12, qui font ceuxdont on fait ie plus d’uíàge dans le cas dont il est ici question.
11 y a une petite difficulté dans la maniéré dont l’alidade p q,fig. y, est placée ,parce que la pointe qui entre dans la platine étant toujours à la même hauteur,il faut que tous les nombres de divisions de ia platine soient fur la même ligne ,ce qui pourroit y causer de f embarras, Sc exposer ceux qui font usage de cettemachine, à fe tromper , en prenant un nombre pour un autre ; c’estpourquoi jecrois qu il feroit bon de faire mouvoir la pointe de l’alidade de bas en haut, deforte qu elle rencontrât les différents cercles de divisions de la platine, tels qu’ilsfont marqués dans la figure 6.
Quant à la maniéré de fe servir de la machine à canneier, elle est rrès-fimple :on commence d’abord par attacher la platine au bout supérieur de Ja piece qu’onveut canneier, en observant que son centre réponde bien exactement au centrede cette derniere, dont le bout doit être coupé bien quarté ment avant de latourner fur le Tour a pointe, afin que le trou de ía pointe du Tour restant appa-rent, puisse servir à centrer la platine. Ce qui étant fait, on place la piece àcanneier dans les collets, Sc par conséquent dans la machine, comme on ie voieïe préfenté3 & 4 ; ensuite, après avoir fait choix du nombre & de la forme