Planche
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042 M E N U ISIE R , 11 L Part. SeB. IÍI Chap . XIII.
l’a placée, dans lequel elle est retenue parla pointe a, Fig . 12 A 13, tandiZque l'autre pointe b , qui est moins longue que la premiere , trace ou, pourmieux dire, découpe le cercle que la Meche doit occuper ; ensuite de quoi1 autre côté de la Meche qui est recourbé en c , Fig. 13 , coupe & enleve lebois de la piece qu on perce.
On peut encore mettre d’autres outils que des Meches dans les Vilebrequins ,comme, par exemple , des Fraises, ainsi qu’à la Fig. 14, (ou d’autres de diffé-rentes formes dont j ai parlé cì-dessus ,page ç 24 ., en donnant la description d’unefMachine propre à faire des cannelures ) , des Equarrissoirs Sc des Tournevis.
Les Equarriíîòirs Fig. iy, font des morceaux d’acier trempé , à six ou huitpans, affûtés bien à vif, lesquels fervent à grandir Sc àévaser les trous déjà percés.
Le Tourne-vis , Fig. 16, est fort commode pour serrer facilement les vis detelle grostèur qu’elles puissent être, le Vilebrequin donnant beaucoup plus depuistànce que les Tourne-vis ordinaires.
Les Figures 2 Sc 3 représentent un Ciseau à ferrer, lequel est tout de fer, ou,pour mieux dire, n’a pas de manche. Ce Ciseau est plus à i’uíàge des Serruriers-Ferreurs que des Menuisiers, lesquels préfèrent de íè servir de leurs Ciseauxordinaires; en quoi ils font mal, celui dont je parle ici étant très-commode pourfaire des entailles propres à placer les ferrures Sc autres ouvrages de cetteeípece.
Tes Figures 4 Sc | , représentent un outil nommé Empenoìr , dont Fuíageest particulier aux Ebénistes , lesquels sen fervent pour ferrer leurs ouvrages “
c est une eípece de Ciseau, ou, pour mieux dire, de Fermoir repiové par lesdeux bouts, de maniéré qu’en frappant deslus avec le marteau, il coupe parallè-lement à fa tige en E , Sc perpendiculairement à cette même tige en F. Cetoutil est très-commode pour faire des entailles daùs les desibus & autres en-droits où on ne peut pas fe servir des Ciseaux ordinaires; c est pourquoi on faittrès-bien d’en avoir de plusieurs grosseurs : celui qui est représenté ici est dessinéà moitié de grandeur d’exécution , ainsi que le Ciseau à ferrer, & le Bec-d’ânecrochu, Fig. 6 & 7, lequel différé des Becs-d’ânes ordinaires en ce qu’il n’apas de manche, Sc qu’il est très-mince, íbn uíàge étant d’évuider de petitesmortaises ; c est pourquoi chaque Bec-d ane a un bout plus mince Sc moinssaillant que f autre, du moins pour l’ordinaire.
La Figure 17 représente un outil nommé Ckajje-'pointe , qui sert à fondesles trous des ailerons des fiches avec la pointe G , A à en repousser les pointesavec le retour H , qui sert egalement à cet uíàge, comme à retirer le Chaste-'pointe lorsqu il est trop engagé dans un trom
Voila, en général, le détail des Outils tant de Tour que de Serrurerie, donti’usage est nécestáire aux Menuisiers-Ebénistes, lesquels j’ai traité le plus succinc-tement possible, ne metant attaché qu’à ceux qui étoient les plus nécessaires?desquels même je n’ai fait que donner une idée tant de leurs formes que de leurs
usages,