9J á M E NUISIE R , III. Pan. SeS. III. Chap. Xlll.
m étendre davantage sur le détail des ouvrages de l’Ebénisterie pleine, vu que c©rie seroit qu une répétition de ce que j’ai dit ailleurs; ou bien supposé même quequelques ouvrages n’ayent pas été décrits dans la partie dú Meuble, ou dans leprésent Chapitre, comme ce ne pourroit être que des ouvrages de fantaisie, oufaits à l’instaf des premiers , f ai cru pouvoir me dispenser d'en parler ici, afin dene point augmenter inutilement cette partie de mon Ouvrage.
§. L Description de différentes fortes de Métiers à broder.
* La Figure i de cette Flanche représente un Métier à broder mobile, toutPlanche monté fur son pied , lequel est composé de deux montants A , B, fig. i & 4, &322> dune entre-toise C D, fig . 1. Le Métier proprement dit, est composé de quatrepieces principales ; savoir, les deux ensubles E F Sc G H, Sc deux traverses oujumelles IScL, lesquelles reçoivent le bout des ensubles.
La longueur de ces sortes de Métiers est d’environ 4 à f pieds de dehors endehors, fur 18 à 22 Sc même 24 pouces de largeur, pris de l’extrémité des tra-verses, lesquelles ont 14 à 15 lignes d’épaisseur, fur 2 pouces & demi à 3pouces de largeur au milieu de leur longueur, laquelle est chantournée, commeon peut le voir fig. 4.
Les ensubles doivent être cylindriques dans toute leur longueur, (du moinspour l’ordinaire) Sc avoir 2 pouces de diamètre au plus, & être garnies, par cha-que bout, d’un cylindre ou frette de fer M, fig. 2 , dont l’extrémité sepérieureN f est taillée en forme de crémaillère, par le moyen de laquelle, Sc du crochetou cliquet O , fig. 3 , on arrête Sc tend l’ensuble autant qu’on le juge à propos.
Au milieu de la crémaillère, Sc par conséquent du bout de l’ensuble , estplacé un tourillon P, qui passe au travers de Fépaisseur de la traverse , Sc qui esttaraudé pour recevoir une vis qui l’arrête avec cette derniere. La partie du tou-rillon qui entre dans la crémaillère, doit être quarrée, pour qu’elle ne tournepas dedans, Sc on l’arrête avec l’ensuble par le moyen d’une goupille qui passeau travers de la frette M , Sc du tourillon. II y a un autre trou a ,fig. 2 , percédans la frette , & qui passe au travers du tourillon, lequel trou sert à placer unebroche de fer avec laquelle on tend Sc détend l’ensuble.
Aux deux extrémités intérieures du Métier, font placées deux tringles de ferc d Sc e fi, fig. 1, vers les extrémités defquelles font soudées, en retour d’équerreà chacune, deux autres tringles taraudées dans une partie de leur longueur, A quipassent au travers des traverses, où elles font arrêtées avec des écrous à ailerons,de maniéré qu’on les allonge ou les raccourcit autant qu’on le juge à propos, oudu moins autant que leur longueur peut le permettre, ce qui est nécessaire pourpouvoir tendre l’étoste, qui est arrêtée íùr se longueur, par le moyen des cro-chets , au travers de la tête desquels passent les tringles c d Sc e f.
11 faut observer que les tringles qui font soudées en retour d’équerre de ces