Planche
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s7 o MENUISIER, III. Pan..SeB. 111. Chap. XIII.
1 d’en bien Connoître le méchaniíme, Sc être en état de distinguer les choses quìson c^e/îènci elles à la construction des Presses, d’avëc celles qui ne leur son tqu’accessoires , ou qui n’y font faites dune certaine façon, que parce que c estun ancien uíàge qu’on ne veut pas ou qu’on ne pense même pas à changer ;cette route n’est pas la plus commune; mais c est la feule qui soit bonne, n’étantpas possible qu’on puisse jamais parvenir à bien faire les instruments, les outilsou les machines servant à un Art quel qu’il soit , si l’on n’a de ce même Art desconnoissances au moins théoriques , qui font cependant encore bien loin decelles que donnent la pratique, quoi qu’en puissent dire ceux qui croient con-noître parfaitement un Art, lorfqu’ils font parvenus à en connoître à peu - prèsle nom Sc la forme des outils (*).
La Presse en taille-douce , représentée fig. 3 & 4, est beaucoup moins com-pliquée que celle dont je viens de faire la description : elle est composée dedeux jumelles assemblées par le haut dans un sommier ou chapiteau, Sc par 1 ©bas dans des patins ou dans un bâtis de Menuiserie, comme je i’ai fait ici. Entreces deux jumelles font placés deux rouleaux ou cylindres de bois, dont lesbouts diminués en forme de tourillons, entrent dans les entailles des jumelles,qui n’ont de largeur que le diamètre de ces tourillons , excepté la partie supé-rieure d’une de ces entailles , qui doit être assez large pour laisser passer lequarré P du rouleau fig. 6 , Sc sen collet.
Les rouleaux ou cylindres portent, lavoir, celui de desibus, ser des colletsou boîtes de bois Q ,jîg. 3 , qui font garnies de fer poli en dedans, afin que lestourillons des cylindres s'ufent moins, & qu’ils tournent plus aisément ; le rou-leau de dessus, au contraire, appuie contre une pareille boîte ; & l’eípace quireste entre le dessus des boîtes Sc le fond des entailles des jumelles, est remplipar des morceaux de cartons, ce qui est nécessaire pour augmenter ou diminuerla pression des rouleaux, Sc en même temps la rendre plus élastique.
Aux deux côtés des jumelles, & au niveau du deíîus du rouleau du bas, moins3 à 4 lignes de jeu qui sent néceíìàires pour éviter le frottement de la table dedessus, font deux autres tables nommées Portants , lesquelles servent à soutenirla table R 5, ser laquelle on place les planches qu’on veut imprimer. Cettetable doit être diminuée par les deux bouts, asin de lui donner de la prise entreles deux rouleaux qui l’entraînent en tournant.
On donne du mouvement â ces rouleaux par le moyen d’une croisée quientre à quarré dans le bout du rouleau sepérieur , Sc qui est retenue en place parle moyen d’une cheville ) ou, ce qui est mieux, d’un écrou, comme je l’aiobservé ici, fig- Z, 4 ^ 6. Cet écrou , ainsi que fa vis, peuvent être faits enbois ; cependant dans une petite Preíse comme celle-ci, je crois qu’on feroittrès-bien de rapporter une vis de fer dans le milieu du rouleau , Sc d’y mettre
(*) Ces sortes de Presses , ainíi que celles en lesquelles même doivent obtenir une permissiontaille-douce dont je vais parler, ne peuvent être pour les faire construire,d’usage que pour les personnes de considération ,
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