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[Troisième partie. Troisième section.]
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SêÔt. /. Matières qiion emploie dans la 3 L efipece ^Êbinìfiètte» 98Hcausé par la différence des matières qui résiliant plus Tune que l’autre â factiondu Feu , íè détruisent lorsqu’on veut les forger à chaud. Le Cuivre jaune estmoins pesant que le rouge , & cette différence est comme de 548 à 64g

Les Ebénistes ne font usage que de Cuivre jaune, íbit pour les ornements qu’il Sadaptent à leurs ouvrages, íbit pour faire des pieces de marqueterie, où il§emploient du laiton en table, qu’ils choisiíïènt dans les magasins à fépaisieurqui leur est convenable. Ce n’est pas qu’ils ne puflènt se servir également déCuivre rouge, ce qui feroit même très-bien dans certaines occasions, comme,par exemple, si on l’incrustoit dans de l’Ebene, où il trancheroit moins quele Cuivre jaune ; mais enfin ce n est pas la coutume , de laquelle on feroit très»bien de s’écarter quelquefois , comme je le dirai en son lieu.

Les tables de laiton doivent être choisies les plus égales d’épaiiîèur qu’il estpossible, fans aucune inégalité ni cavité ou gerçures à leurs surfaces, asinqu étant employées, elles íoient susceptibles d’un beau poli, ce qui est très-eflèntiel pour les ouvrages de Marqueterie, où le moindre défaut dans leCuivre feroit beaucoup de tort à l'ouvrage.

§é VIL De t Etain.

L’ E t Á 1 N est le plus léger de tous les métaux ; íà couleur est blancheà-peu-près comme celle de f argent: il est flexible Sc mou , Sc fait du bruitlorsqu’on le plie. Il s’alliebien avec touts les métaux ; mais il leur ôte leurductilité, Sc les rend castànts Comme du verre. Il vient de i’Etain de diverspays , comme de la Chine, du Japon Sc des Indes Orientales, particulière-ment de Malaga. Il en vient auíîî de Bohême ; mais le plus estimé est celuid’Angieterre , connu fous le nom d Etain de CórnouailLés & de Devonshire ,Provinces d’Angieterre, qu’on nomme à Paris Etain fin. Gomme l’Etain engénéral est un peu. mou, il est bon de Pallier d’un peu de rosette, ce quéles Potiers d’Etain appellent donner de Valoi , lequel n’est autre chose quedeux à trois livres de rosette fondues à part % dans lesquelles on mêle á-peu-près autant d’Etain, Sc quelquefois une livre de bismuth ou Etain de glace; puison mêle le tout dans cent livres d’Etain fin en fusion , ce qui le raffermit, lerend plus sonore Sc plus susceptible de recevoir le poli. Les Ebénistes fontpeu duíàge d’Etain maintenant, quoique cela fasse de très-belle marqueterie:on trouve de l’Etain par table chez les Potiers d’Etain, qui les planent Scks polissent pour les vendre aux Graveurs de musique \ Sc ces tables pour-voient très-bien íervif aux Ebénistes, comme je le dirai ci-après.

Au défaut des planches planées, on pourroit en diíposer au laminoir *mais celles qui font planées, íont meilleures pour recevoir la gravure, â pafconséquent pour les ouvrages de Marqueterie.