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[Troisième partie. Troisième section.]
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Sèct. IV. §. I. Idée générale des différentes especesde Mosaïques . 1025

plus ou moins, comme dans les autres Mosaïques , mais dans toute leur gran»

deur , selon que les nuances de leurs couleurs ëc les formes des choies qu ils PiâcuZ

doivent représenter peuvent le permettre. 3 $ 7 ’*

Cette Mosaïque fut inventée à Florence ; Sc la belle Table octogone cpfony voit dans une dés pieces de la Gallerie nommée la Tribune , a été faite íbusle Grand-Duc Ferdinand II, dont elle porte les armes , lequel a régné depuis1621 jusqu’à 1670 où il est mort.

Cette Mosaïque est la plus précieuse de toutes, tant par la richeíïè des ma-tières qu’on y emploie , que par la longueur Ôc la grande difficulté du travail ,les pierres dures qu’on y emploie ne pouvant être débitées qu’avec des especesde scies dont la lame est de cuivre, A n’a pas de dents, de même que les íciesde nos Scieurs de pierres ; Sc pour aider à faction de la scie , on se sert d’émeribroyé dans de l’eau, au lieu du grès dont se servent ces derniers.

Une des grandes difficultés de cette eípece de Mosaïque , est de trouver dèspierres dont les nuances s’accordent bien avec le ton du destin, ou, pourmieux dire, du tableau que l’on copie, ce qui oblige les Artistes qui travailleurà ces beaux ouvrages, d’avoir une infinité de pierres débitées de toutes lescouleurs & nuances possibles , pour choisir entr’elles celle qui leur paroît leplus convenable ; aussi voit-on à Florence des échantillons de marbres Sc dépierres sciés de l2p différentes especes.

Il n’y a qu’à Florence où on fasse de cette eípece de Mosaïque ; Sc tous lesOuvriers qui y travaillent, au nombre de quarante , font au compte du

Grand-Duc, Sc ne lui font pas beaucoup d’ouvrage ; ce qui n’est pas fort éton-nant, VU la grande difficulté du travail, qui rend ces ouvrages extrêmementchers. Un pied quarté d’une médiocre exécution , y vaut * dit-on , six à septcents livres.

On a fait de ces fortes de Mosaïques à Paris, dans la Manufacture Royaledes Gobelins , dans le temps que le fameux Boule y faiíbit ces beaux ouvragesd’Ebénisterie de toute eípece ; mais après la mort de Louis XIV, ou pourmieux dire, de M. Colbert, ces beaux établistements ont été abandonnés , Scle travail des Mosaïques en pierres dures est retourné aux Florentins , qui fontconservé avec honneur juíqu’à ce jour.

J’ai cru ne pouvoir pas me diípenser de donner ici ce petit détail touchantles Mosaïques, tant anciennes que modernes, vu le grand rapport que cesdernieres ont avec la Marqueterie ou Mosaïque en métaux, avec laquelle on lese mploÌe quelquefois. Au reste, ceux qui voudroient avoir une connoistànce plusdétaillée de ces fortes d’ouvrages, pourront consulter la Dissertation fur làfabrique des Mosaïques , par M. Fougeroux de Bondaroy , I e Voyage d utiFrançois en Italie , t Encyclopédie , & le Dictionnaire du Commerce , au II10É^dojdique .