Sect ÎK §. IV. Description. 3 C usage ct un Vernis , SGc* 1033côté ou seraient les ondes, en évitant sur-tout que lapiece touchât à la plaque;
S’il arrivoit qu’on voulût vernir des pieces qui , par leurs formes ou pour •toute autre raison , ne pustènt pas être chauffées , on les vernirait à froid,
Sc on les approcherait tout de fuite du feu , pour quelles prissent une chaleurcapable de faire cuire également le Vernis, & de donner le lustre à lapiece.
Loríque le poli viendra à se salir, on le nétoyera avec de seau tiede Sc unlinge blanc Sc fin ; mais il ne faut jamais so servir d’aucunes pierres ou poudresà polir, comme le blanc dïípagne , le tripoli, Sc c.
Ce Vernis est dur Sc très-beau ; il ôte lodeur du cuivre, íui donne Unebelle couleur brillante approchant de celle' de for ; Sc , ce qu’il y a de plusavantageux , il le préserve du verd-de-gris, en empêchant fesser de f humidité :de sorte qu on peut toucher une piece de cuivre ainsi vernie, fans craindred'y faire de taches, ni d’en gâter le poli.
Les Anglois ont long-temps fait un grand mystère de la composition de ceVernis, Sc de la maniéré d’en faire uíàge ; cependant il fut communiqué à desArtistes François en 1720 Sc en 1738 ; Sc en 1761, il fut détaillé dans lesMémoires de f Académie Royale des Sciences, ou il ferait encore inconnu auxArtistes , ainsi que beaucoup d’autres découvertes qui soroient très-utiles â uneinfinité d’Ouvriers, íans les recherches que fit le Révérend Pere Dom Bedos 4qui ne s’est pas contenté de copier la recette de ce Vernis telle qu’elle estdonnée dans les Mémoires de f Académie , mais qui a joint la pratique à lathéorie, en faisant lui-même du Vernis , lequel ne le cède pas à celui d’An-gleterre en aucune façon ; c est de lui que je tiens la maniéré de faire ce Vernis
A de le mettre en usage.
Fin de VÀrt de tEbénìjlerie.