VART DU TREILLAGE UR. 1:039
qui concerne le corroyage Sc l’assembiage des bois, tant droits que courbes ,Sc fart de profiler & de pousser les moulures ; ce qui les oblige de travail-ler quelque-temps à la Menuiserie de bâtiment, afin d’acquérir plus prompte-ment les connoiíîànces pratiques de cet Art, dont ils ont absolument besoin,Sc des outils deíquels ils ne saùroient se passer, du moins pour le plus grandnombre, comme les outils d’affûtage, les rabots de toute eípece, les bouvets,feuille rets, Sc outils de moulures, comme rabots ronds Sc mouchettes, Scc*Ils se servent aussi de fermoirs, ciseaux , becs-d’âne , gouges, râpes, scies,tant à refendre qu’autres, des sergents , vilebrequins, vrilles, niveaux Sc au-tres outils propres à poíer l’ouvrage ; ce qui fait que f Art du Treillageur estintimement lié avec celui du Menuisier, ou que, pour mieux dire , cet Arcn est qu’une nouvelle branche de la Menuiserie, qui a pour objet les ouvra-ges qui entrent pour quelque chose dans la décoration des Jardins, laquellebranche est devenue aílèz étendue pour être traitée à part, non pas commeun Art particulier , mais comme faiíànt fuite d’un autre qui en est la baseSc le principe.
Ce íont ces considérations qui m’ont engagé a donner la description de l’Arcdu Treillageur fous le nom de Menuiserie des Jardins , & par conséquent comme
fuite de l’Artdu Menuisier, tant pour rendre complette la description de s Art duMenuisier, que pour abréger celle de T Art du Treillageur, que je naurois putraiter à part fans être obligé de répéter une partie des choies dont j’ai parlé dansla premiere Partie de f Art du Menuisier, ce qui n auroit fait qu’augmenter f Artdu Treillageur , fans pour cela le rendre d'une plus grande utilité.
C est pourquoi après avoir traité sommairement des connoiíîànces théoriquesnéceíïàires aux Treillageurs, comme les notions les plus indispensables desprincipes d’Architecture, de f Art du Trait , Sc des divers Compartiments ,je me bornerai à décrire le travail du Treillageur , en commençant par leschoses les plus simples, Sc allant de fuite jusqu aux plus composées , dont jene donnerai des exemples qu’autant qu ils feront applicables à la pratique , lespréceptes étant plus nécessaires ici que les exemples, qui varient suivant lesdifférents besoins, les ouvrages de Treillages n’étant pas des ouvrages demodes, ou assujétis à une certaine forme & grandeur, comme les Voitures &les Meubles, dont il a fallu donner absolument des exemples de toutes lesefpeces, ce que je n ai pas fait à la Menuiserie de bâtiment Sc à l’Ebénisterie,dont je n ai donné que des réglés générales applicables à des cas particuliers,ces sortes d’ouvrages étant dans le même cas que le Treillage. Au reste, je ssi-vrai toujours ma méthode ordinaire , c’est-à-dire, que j’insisterai toujours furla nécessité ou font les Ouvriers en générai, d’acquérir non-íèulement lesc °nnoiíîànces neceíîàires & relatives à leur état, mais encore celles qui y fontacc effoires, Sc 3 . les persuader, s’il est possible, qu’ils n en ont jamais aíîèzacquis, A qu’en tout genre la demi-science est plus à craindre que Tigno-