PlancheZ 44-
Planche
445.
xo 9 o L*A R T BU TREILLAGE UR, Chap. I.
ainsi apparents font un mauvais effet, c’est encore bien pis quand à leur placeon met des pieces de charpente, comme on a fait aux Treillages du Colisée ,(les plus grands ouvrages de cet Art qu on ait faits jusqu à présent) où on imaginevoir des étayes qui en empêchent la chute , plutôt que des pieces nécessaires àleur construction , qui, comme je f ai déja dit, doivent être de fer, A lemoins apparentes qu il est possible , les pieces de bois de charpente étant d’untrop gros volume pour entrer dans la construction des Treillages, dont ellesmasquent nécessairement les vuides , ce qui fait un très-mauvais effet. On nepeut cependant disconvenir que remploi des fers ne devienne très-coûteux ;mais il est impossible de s'en palier pour donner aux ouvrages de Treillage toutela solidité nécessaire, Sc pour en prévenir la prochaine destruction ; c est pour-quoi cette dépense, lorsqu’elle est faite avec prudence , devient une épargnepar la suite , puisqu elle empêche des réparations trop multipliées, Sc même laruine totale de l’ouvrage , qui ne peut absolument pas résister long-temps auxintempéries des faisons Sc à son propre poids, s’il n est soutenu par des fersqui, autant qu’il est possible , doivent en faire partie, afin d’être moins appa-rents, ainsi que je lai déja dit plus haut (*).
Je ne fais pas ici mention des autres fers servant aux différents ouvragesde Treillage , parce que j’en parlerai en traitant de ces mêmes ouvrages , afin dejoindre l’exempie au précepte Sc d’éviter les répétitions.
§. II. Maniéré de faire le développement des surfaces des Treillages cintrés ,
& d’en disposer les compartiments .
I l est nécessaire aux Treillageurs de lavoir faire le développement desíùrfaces des parties cintrées de leurs ouvrages , non-seulement pour en faire letoisé , mais encore pour disposer les compartiments de ces mêmes parties , Scdéterminer au juste la longueur des pieces dont elles sont composées; c est pour-quoi je vais donner quelques exemples de ces développements applicables àtous les cas, du moins les plus ordinaires.
Soit, par exemple , sg. 5 & 7, le plan d’un Cabinet d’une forme quarrée,Sc voûté en arc de cloître, dont on veut avoir le développement de la voûte ,ou du moins d’une partie ( ce qui est égal, la partie pouvant être prise pour letout ) , on commence par tracer fur le plan la diagonale A C , ce quiétant fait, on éleve perpendiculairement à la ligne B C , le cintre de face dela voûte, sg. 6 , qu’on divise en un nombre de parties égales à volonté aux
(*) Pour se convaincre de la vérité de eeque j’avance ici, qu’on examine avec attentionles Treillages du Colisée , construits depuis peu‘de temps, on verra que toutes les parties sail-lantes où on a négligé de mettre des fers, bom-bent déja en ruine ou du moins ne conserventplus leur première forme, les bouts d’échalatsqu’on a substitués aux fers étant pour la plu-
part rompus ou détachés, de maniéré qu’avantqu’il soit peu de temps il faudra y faire desréparations wes-considérables , lesquelles coû-teront certainement beaucoup plus que les fersque par économie , ou pour toute autre raisonque je ne comtois pas, on a négligé de mettrelors de la conflruûion de ces Treillages,