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[Quatrième partie.]
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Sect, I. §. IV. Description d un Rabot , & de différents moules , xizrpuissent empêcher les joues de remonter s supposé que les vis viennent à sedesserrer. Planche

Il faut que le rabot à mettre d’épaisseur soit sait de bon bois de Cormier, ^

très-sec , íùr-tout les joues , qu'on doit faire aussi de bois très - dur , & de sil,afin qu elles s’ufent moins au frottement ; ce quon ne peut réparer qu’en lesfaiíànt remonter juíque fous le ravalement du rabot , pour ensuite les redreíîeravec ce dernier, qu’il faut toujours, (du moins dans cette occasion ) qu’ellesaffleurent en dessous, íur-tout si l’on veut faire usage des tringles dont j’ai parléci-destus.

II est bon auisi que la pente de ce rabot soit un peu debout pour qu’il n'é-corche pas le bois ; ce qu il faut éviter avec grand foin , sur-tout quand on s’ensert pour des pieces très-minces, qui, se trouvant souvent disposées fur la maille,s’éclateroient très - aisément.

Le coin du rabot à mettre d’épaifïèur , fig. i, est sait différemment des‘ autres , afin de pouvoir le retirer quand il est nécessaire, íàns être obligé defrapper derriere le rabot , comme on fait ordinairement ; ce qui ne vaudroitrien à celui-ci, parce que les coups de marteau qu’on donne roi t derriere feroientdéferrer les vis, Sc par conséquent déranger les joues ; ce qu’il faut absolumentéviter. (*)

La figure 6 représente un bois ou entaille à couper Sc recaler différentespieces , tant droites qu’obliques : ce n’est autre chose qu’une piece de bois,choisie la plus dure Sc de fil qu’il est possible , dans laquelle on fait des entail-les en divers sens, selon la grandeur Sc la forme des pieces qu’on veut mettre delongueur. Quelques-unes de ces entailles faites au travers de la piece, ainsi quecelles L M ; d’autres , comme celles N, O , P , ne font faites que jusqu à unecertaine distance, selon la longueur des pieces qu’on veut recaler, dont ellesbornent la longueur d’une maniéré fixe ; cet outil est très-commode quand on a ungrand nombre de pieces semblables à faire ; ce qui arrive toujours aux ou-vrages de Treillage ; cependant les Treiilageurs ne le connoissent pas ; il n’ya guere que les Ebénistes qui s’en servent, comme on peut le voir dans la troi-sième Section de la troisième Partie de mon Ouvrage, page 83^ , à laquelle onpourra atfoir recours pour ce qui concerne la maniéré de s’en servir, qui bail-leurs s’explique assez par i’inípection feule de la figure.

Comme les bois que les Treiilageurs emploient ne font pas toujours d’unelongueur suffisante , ils les rallongent par le moyen d’une espece d’assemblage ,ou pour mieux dire, de joint, fig, 7, qu’ils nomment habillure\cttí&^ autrechose que deux chamfreins ou biseaux , qu’ils font à l’extrémité de chaque

( * ) Le rabot que je viens de décrire est très-Pr°pre à faire de menus ouvrages, Sc sur-tout desre giettes propres aux Imprimeurs , qui, par cem °y e * , se trouvent très-égales d’ép'aisseur danstoute leu r longueur , quelque minces qu’elles

soient , en observant que le rabot soit debout »& que sa lumière soir rrès-etroite , pour éviterles éclats qui les couperoient ou qui y feroientau moins des trous.