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[Quatrième partie.]
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Z/Z.

«30 U ART DU TRÉILIÁGEUR, Chap. II.

Ces mortaises sont percées obliquement, leur extrémité la plus haute ten-dante au devant du rabot , pour que , lorsqu on fait usage de ce dernier ,l’effort qu’on fait en appuyant dessus, ne tende pas à faire remonter les joues ,qu’il est essentiel de conserver toujours à leur même place ; c’est pour cette mêmeraison que les tiges des boulons font quarrées , & qu’on les fait entrer très-just®dans le corps du rabot, en suivant toujours l’inclinaifon des joues mobiles,comme on peut le voir dans la figure 3 , qui représente le rabot vu de côté ,& dont la joue 9 fig. 5 , a été ôtée , pour faire voir les trous par où passent lesboulons Sc l’intérieur du ravalement.

Trois à quatre lignes suffisent au diamètre des boulons , dont la tête , largede 6 à 8 lignes, peut être ronde ou quarrée, comme celle /, fig. 4; ce qui estégal, pourvu quelle soit bien évuidée en destous , pour qu’elle porte égale-ment dans toute fa largeur fur la joue mobile B .

Les écrous ne doivent pas porter fur l’autre joue A; mais il faut mettre des pla-tines ( ou rondelles ) de fer ou de cuivre G , entre eux Sc cette derniere, afinque le frottement ne les gâte pas, Sc n’y fasse pas des cavités , qui les empê-cheroient de monter ou de descendre quand on le jugeroit â propos, & de resterfixes en place après qu’on les auroit arrêtés.

Les écrous H doivent être un peu épais , afin qu’ils contiennent plus de pasde vis, &il faut, autant qu’il est possible, les faire de forme quarrée ou hexagoneà fextérieur, pour qu’ils ne puissent être serrés ou desserrés que par le moyend’une clef ; ce qui vaut beaucoup mieux que des écrous à ailerons , qui, non-feulement nuisent par leurs saillies , mais encore qui peuvent être desserrés parla premiere personne qui touchera à l'outil, ce qui arrive très-souvent.

Quand on veut faire usage du rabot à mettre d’épaiíîèur , on commence parmettre les lattes à la largeur qu’elles doivent avoir, puis on les rabote fur leplat pour les mettre à peu près d’épaisseur ; ce qui étant fait, on prend un mor-ceau de bois de 3 à 4 pieds de long , fur y à 6 pouces de large , qu’on a soinde parfaitement bien dresser fur tous les sens ; on place ce morceau de bois, ainsidressé, fur l’établi, contre le crochet, Sc on pose la latte dessus, en observant defarrêter avec le valet par son bout inférieur ; après quoi on fait usage du rabot -fig. 1, qu’on passe sur la latte , jusqu’à ce que ses joues extérieures portentfur le morceau de bois fur lequel la latte est placée.

Avant que de faire usage du rabot, il faut d’abord l’ajuster, c’est-à-dire, fairedescendre les joues selon l’épaisseur qu’on veut donner à la latte , en observantqu’elles se dégauchissent bien entre elles , Sc qu’elles déíàffleurent égalementle dessous du rabot, tant dans leur longueur que de chacun de ses côtés.

Et pour être plus fur que cette épaisseur est bien égale, on peut mettre entrele dessus des joues mobiles Sc le dessous du ravalement du rabot des tringlesd’une épaisseur égale à celle qu’on veut donner aux lattes, pour que cestringles , ainsi placées Sc retenues entre les joues Sc le dessus du rabot,