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Planche
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£ A R T DU TREI LLAGEURfiChap.il.une affaire toute de pratique , plus aisée à faire qu à bien décrire; c est pour-quoi je ne m’étendrai pas davantage à ce sujet.
II y a des Treiiiageurs qui font le nœud de la couture en dessus , d’autres endessous, mais à gauche, ce qui ne change rien à la maniéré d opérer ; cependantla maniéré la plus usitée, Sc même la plus facile, est de le faire à droite Sc endessous, comme le représentent les fig. 9 , io , n A 12.f Les mailles de Treillage, construites en échalas, font toutes arrêtées de cette
maniéré ; ( c’est-à-dire , cousues avec du 61 de fer, quelle que soit la forme deleurs compartiments, ainsi que le représentent les fig. 1 ,1 Sc 7. Quand les com-partiments font diagonaux, comme aux figures 3,4 Sc 8 , on fait les coutureshorizontalement ou perpendiculairement, ce qui est égal : cependant, quandles lozanges font très-allongées, comme à la figure 8 , il est bon de disposerles coutures horizontalement, tant pour que ces mêmes coutures soient plussolides , que pour épargner le fil de fer, qui, quoique peu cher, ne laisse pasque de faire une perte réelle pour l’Ouvrier, quand il ne le ménage pas commeil faut ; c’est pourquoi à chaque couture il ne faut en laisser passer que ce qui estnéceíîàire pour qu’on puisse le prendre avec les tenailles, parce que ce qui estcoupé d’après le nœud est absolument perdu , du moins par un des bouts, l’autretenant au reste de la meule ou botte de fil de fer , dans laquelle on prend le filde chaque couture fans le couper , que quand le nœud est fait, comme je viens
de le dire ci-defius.
Quand les Treillages íont en frifages ; c’est-à-dire, Construits avec des lattes ,comme la fig. y , on n’y fait point de couture ; mais on arrête la rencontre dechaque latte avec une broquette à tête platte ; la plupart des Treiiiageurs nemettent pas des clous à chaque rencontre de latte , mais de deux en deux , Sc enliaison , comme c d > e f, g Sc h , ce qui est suffisant quand les mailles fontpetites ; mais quand elles font grandes, il faut en mettre par-tout pour que fou-vrage soit plus solide. Il est bon auísi que les broquettes soient assez longues,non-feulement pour palier au travers de l’épaissèur des deux lattes, mais encorepour les déborder par derrière , afin de pouvoir en reployer les pointes , pourempêcher quelles ne se retirent de dedans les lattes, où elles ne peuvent gueretenir, vu le peu d’épaisseur de ces dernieres.
Quand on veut river , ou autrement dit reployer les pointes des broquettes ,il faut, si Fouvrage se fait fur Fétabli, appuyer leur tête íur un tas de fer ou serle dos du valet, Sc avec le marteau faire ployer la pointe en frappant deíîùs àpetits coups, Sc en observant de ne les faire ployer que fur la largeur du bois, afinquelles entrent dedans fans le faire fendre ; ce qui ne manqueroit pas d’arriverfi on faifoit ployer le clou fur l’autre sens ; cest-à-dire, fur le fil du bois.
Si Fouvrage étoit d’une nature à ne pouvoir pas être placé fur Fétabli pourriver les clous, un Ouvrier appuie contre la tête des clous avec un fort marteau -pendant qu un autre les rive par derriere, ainsi qu’on est obligé de faire pour
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