Se ct. II. §. II. De la cònsruÛion du Treillage siïipìt. Ì137
les enfoncer , à l’exception qu’il faut dans ce dernier cas se servir d’un morceaude bois présenté à bois de bout pour soutenir le coup de marteau, Sc pour donneren même-temps paíïàge à la pointe du clou ou broquette qui entre dedans ; cequi ne pourroit être si on se seryoit d’un marteau ou tout autre morceau de fer jdans lequel la pointe du clou ne pourroit pas entrer.
H est vrai qu’en se servant d’un marteau j on pourroit le placer auprès d u paíïàgede la pointe du clou pour la laisser passer librement ; mais, outre que cela de-viendroit plus sujet, il pourroit. se faire que la pointe du clou fît éclater lébois qui se trouveroit sans soutien , ce qui ne peut être quand on se sert d unmorceau de bois, comme je viens de le dire ci-destùs*
Quand on fait des Treillages en frisage, c’est-à-dire , avec des lattes , on lesfait paíîèr les unes fur les autres à l’ordinaire, comme à la figure 5 ; cependantje crois qu’on pourroit les assembler en liaison, c’est-à-dire , les faire passeralternativement Tune sur l’autre , comme le repréíènte la figure 16 ; ce qui *dans bien des cas, feroit un très-bon effet, encore que ce ne soit pas Tissage*L extrémité des friíàges est arrêtée de deux maniérés différentes; lavoir, dans desbâtis , comme je le dirai en íòn lieu , ou bien fur des échalas , ce qu on fait parle moyen des pointes de friíàges, dont j’ai parlé ci-deíîus : ces pointes s’enfoncent
du côté des lattes, & quand elles font entrées jusquaux trois quarts de leurlongueur, on les reploie fur les lattes en travers de leur largeur pour lesempêcher de íè cofiner , comme je l’expliquerai plus amplement en parlant desdiverses parties du Treillage à bâtis.
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Z. II. De la conjlruclion du Treillage Jimple.
Le Treillage simple est de deux efpeces ; savoir, celui qui est appliqué contréles murs, Sc celui qui est iíblé. La premiere de ces deux efpeces de Treillagesíè nomme aussi espalier , parce que, par sà position , il semble destiné à sup-porter les branches des plantes courantes Sc des arbres fruitiers , qu’on nommearbres d’espaliers ; quant à ceux de la seconde eípece , ils prennent différentsnoms a selon leur forme & usage ; on les nomme Treillages en palissades ,tant d appui que de hauteur, berceaux , cabinets , Sic.
Les Treillages simples íè construiíènt avec des échalas, dressés au dreíîoir ,comme je l’ai enseigné ci-dessus, ou bien réparés à la plane ; ce qui est très-rare pour ces fortes d’ouvrages : on les coud à l’ordinaire , L on les arrête dedifférentes maniérés, selon que l’exige leur forme , ainsi que je vais l’enfeig ner i
Quand on veut construire des Treillages d’eípaliers, on commence d abordpar se rendre compte de la hauteur Sc de la largeur , ( ou pour mieux dire,de la longueur ) du mur qu’il saut revêtir, afin de déterminer le nombre decarre^x ou de mailles qu’il y aura , tant íur la hauteur que fur la largeur, ÔL celad. raison de la grandeur qu’on a jugé à propos de donner à ces memes mailles |TreillageUR* L 13
Planche
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