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rIJ i5 L'ART DU TRE ILLAGEUR , Chap. III.
que le moins possible : de plus, ces parties étant pour l’ordinaire de bois largeFlanche épais, elles font moins sujettes a se tourmenter.
S 59< £ es fíg Ures y & 6 représentent l’élévation Sc le plan des bâtis de la par-
tie inférieure du portique de la Planche 357* fié'
Ces bâtis , tant ceux de hauteur que ceux d appui, ceíl-à-dire , les socles ,font disposés de la même maniéré que ceux dont je viens de faire la descrip-tion, à l'exception que j ai terminé ceux de hauteur au-dessus du socle , indi-qué 'par la ligne c de, fe $ , au-deísous de laquelle ils descendent en contre-bas d’environ deux pouces pour recevoir ces derniers qui Rattachent dessus ;& si j’ai ainsi terminé ces bâtis, ce n’est pas qu’on ne puisse & même qu’iine faille les faire descendre jusqu’au nud du sol ; mais c est pour donner un exem-ple de chaque maniéré de construction.
Quand les bâtis font ainsi terminés à la hauteur des socles, il faut les faireporter fur des retraites oU des corbeaux de pierre pratiqués fur la surface desmurs , ou , au défaut de ces derniers , fur des corbeaux ou des potences defer , ce qui rend l’ouvrage aussi solide que si les poteaux montoient de fond,mais ce qui est pour le moins aussi coûteux ; c’est pourquoi je crois qu'on feratrès-bien de s en tenir à la premiere méthode, du moins quand rien n empêcherade le faire.
Lorsqu il se trouve des bâtis isolés , comme celui U X , fig. y & 6 , il fautles faire les moins lourds possible, pour ne pas écraser les Treillages qui fontdessous ; Sc pour arrêter ces bâtis dune maniéré solide , il faut y mettre par-derriere des liens de fer attaches avec des vis , tant fur ces derniers que furles autres bâtis, en observant de placer ces liens aux endroits où ils peuventêtre les moins apparents.
Le bas des bâtis des socles se termine de la même maniéré que le haut,c’est-à-dire , que les champs Sc les moulures font les memes. Le tout doitporter fur des parpins ou doubles socles de pierre, qui les élèvent au-dessusdu fol, Sc les préservent de l’humidité de la terre, comme je l’expliqueraiaprès avoir traité de la construction des pilastres & des colonnes en Treillages.
§. I. De la confiruclion des Bâtis des Pìlajires & des Colonnes , & la maniéré
de les garnir en Treillage .
Flanche
3 6 o.
Les figures i Sc 2 de cette Planche représentent le dessin d un des pi-lastres du portique de la Planche 357, lequel pilastre est vu de face S &decôté, cest-à-dire, fur son épaisseur , & monté sur son socle ; le tout dessinéen grand , pour en mieux distinguer toutes les parties, tant celles de bâtis quecelles de remplissages, dont je parlerai ci-après.
te chapiteau A , le à B, & la base C du pilastre, i & a, quoiqu*