Planche
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1158 L'ART DU TREILLAGE UR, Chap. UL
1 par-derrière. Pour ne pas trop aíFoiblir ces traverses, on donne à ce ravale-ment le moins de largeur qu il est possible , c’est-à-dìre , environ un pouce d’a-près le fond des cannelures , ce qui est suffisant pour arrêter les lattes de frisa-ge. Les entailles qu on fait dans les traverses pour recevoir les queues desmontants, doivent avoir de profondeur, environ la moitié de l’épaiíseur deces derniers, Sc de largeur la moitié de ces mêmes montants, aíìn qu’il restede chaque côté assez d’épaulement pour ne pas craindre de faire íauter les deuxcôtés de ces entailles, lorsqu on vient à chantourner les traverses , ce qu’il nefaut faire qu’après y avoir assemblé les montants , tant pour avoir au juste le nudde ces derniers, que pour qu’en les présentant à leur place , ils ne fassentpas íauter les épaulements, ce qui pourroit arriver si on chantournoit ces tra-verses avant que de les assembler.
11 est bon aussi de faire ces entailles à queues, afin que les montants ytiennent plus solidement, ce qui vaut beaucoup mieux que de les arrêter seu-lement avec des pointes , comme on le fait le plus souvent.
Il saut aussi assembler les traverses dans les battants d’angle avant que deles chantourner, Sc y ralonger d’après l’arrasement, une barbe a 9 fig. 3 , d'unbon demi-pouce au moins, pour qu’il reste du bois plein d’après le chantour-neinent de la cannelure ; Sc quand il y a des moulures fur l’arête de cettederniere , comme il arrive presque toujours, il faut que cette barbe soit pro-longée autant qu’il est nécessaire, pour qu’il reste au moins trois à quatre lignesde bois d après ía largeur de la moulure.
J’ai dit plus haut qu’il falloit que le dedans des traverses passât au nud ducentre des cannelures , ce qui, dans la théorie , est exactement vrai ; cepen-dant il seroit bon de les faire redescendre en-dedans du pilastre d’une à deuxlignes pour avoir la facilité de placer la pointe du compas à découper ( dontj’ai fait la description dans la premiere Partie de mon Ouvrage , page 88 ) ,avec lequel on trace Sc découpe la largeur des moulures Sc même le contourintérieur de la cannelure beaucoup plus parfaitement Sc plus promptementqu’on ne le pourroit faire autrement, c’est-à-dire , par le moyen des ciseaux Scautres outils ; ce qui n’empêche pas toutefois d’évider l’intérieur de la can-nelure avec la scie à tourner, à laquelle le coup de compas à découper sertde guide.
Quand les gorgerins des chapiteaux ne sent pas si hauts que dans les figu-res de cette Planche, on ne fait pas paroître de champ au-deíïus de l’astra-gale , afin de ne pas diminuer la largeur du gorgerin : dans ce dernier cas, onfait passer 1 astragale en chapeau au-dessus de la traverse, comme syndiquentles lignes b c , fig . y , cote G ; ce qui n’empêche pas qu elle ne soit en-taillée sur la face de cette derniere , comme on peut le voir dans cette%Ure.
tailloir du chapiteau, j%. 3 , est composé d’une planche N L > fig. 3 ,