Sect. /. §. I. De íd cònftriiâion des Bâtis des Pilastres , àc. 1161la base â la mortaise 6s ce même battant, dans laquelle se place I a clef qui l'ar- ^
rête avec la planche ou plateau qui forme le dessus de cette derniere , c’est-à- * >LANfcîí ®dire , de la plinthe. 3<5 °'
Jai dit plus haut page 1060 , qssil falloit qu’il y eut un vuide , c’est-à-dirë^une cannelure au milieu de chaque colonne ou de chaque pilastre, ainsi queje 1 ai observé à la partie supérieure du pilastre représenté, fig. i, ce qui faitsûrement beaucoup mieux que d’y mettre un montant, comme dans la partieinférieure de ce même pilastre, Sc ainsi que f observent presque tous les Treiiía-geurs ; cependant il y a certains compartiments , comme ceux représentésfig. 4, cote H , Sc fig. y f cotes 1 Sc L , PI. 347, où il n’est guere possiblede faire autrement, parce que si on laiíîoic un vuide au milieu , tous les jointsdes rempliíîàges se trouveroient à découvert, ce qui deviendroit peu solide Scpeu aisé à exécuter, sur-tout dans les colonnes où les joints de pieces de rem-pliíîàge n étant pas appuyés tendent à se redresser, ce qui fait un mauvais effet,sens parler de la difficulté d’arrêter solidement les joints ainsi découverts, cequi n’est cependant pas impossible , comme je le dirai en son lieu ; c’est pour-quoi avant de décider si on mettra un montant ou une cannelure au milieu,d’un pilastre ou d’une colonne , il faut se rendre compte de feípece de com-partiment dont ils seront ornés, afin de joindre ensemble la solidité avec larégularité de la décoration.
Les colonnes, ou, pour mieux dire , les bâtis des colonnes de Treillagese construisent à-peu-près par les mêmes principes que les pilastres dont je viens
de parler ; cependant leur forme circulaire exige beaucoup plus de soinspour les construire avec solidité , comme on va le voir ci-après.
Les figures de cette Planche représentent les parties supérieures Sc inférieu-res d’une colonne de Treillage , ou du moins ses bâtis.
Toutes les parties des colonnes de Treillage se démontent Sc se construisentindépendamment les unes des autres. Le chapiteau fig. 2 & 6 , est compose dedeux parties } fig. 3 & 4, dont une contient le tailloir Sc l’autre le gorgerin ; lacolonne se divise en deux parties fur se largeur, comme l’indiquent les li-gnes ab Sec d , fig . 6 & 13 , qui représentent le chapiteau vu en-dessous Sc labase vue en-desius. La base fig, 10 & fig. 8 & ir, fait une autre partie séparée quiest quelquefois divisée en deux ou trois parties selon la forme de son profil.’
Le dessus du tailloir ,fig. 1 & 5 , est plein, c’est-à-dire, composé d’un bâtis( qui porte la moulure de ce dernier ) assemblé à bois de fil, A rempli par unpaneau qu’il est bon de faire recouvrir dessus, comme je le dirai ci-après. Lesfaces du larmier sont assemblées dans ce bâtis à l’ordinaire , Sc sont remplie en-dessous par des gousiets/E, B, fig. f, soit pleins ou évidés, qui bouchent le vuideque forme 1 angle du tailloir, d après le nud de l ove ou échine , qtsi est rempliP a r des ornements de Treillages quelconques ' la baguette de dessous 1 ovefoime un rond ou cercle séparé , qu’on joint avec se tailloir par le moyen deTreillageur, R 13
Planche