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[Quatrième partie.]
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T2GO U J R T DU T RE 1 LL A G EUR, Chap. ÌÏL

perfection, qui, au premier coup d’œil, sait distinguer F Artiste habile d aveci'Óuvrier purement méchanique, qui ne suit d’autre réglé que celle d’un longusage .

Quand on sait choix des ornements, on les trace Sc on les découpe, comme jelai enseigné ci-dessus, page 1123 &Juiv. du moins pour ceux dune moyennegrandeur ; car pour les grands, comme, par exemple, la feuille de chapi-teau ,fig. 1 & 2 , ou toute autre feuille d’ornement dune certaine grandeur,quoiqu’on les découpe de la même maniéré que les premiers, ils font fuícep-tibles d’un plus grand travail, comme on va le voir ci-après.

Aux grandes feuilles d’ornements, comme celle représentées. 1, la côtea h, se rapporte tant pour donner de la grâce à la feuille, que pour en aug-menter la solidité ; cette côte suit le contour de la feuille , Sc on a íà longueur,ainsi que celle de cette derniere, en développant le profil ,fig. 2 , sur une lignedroite à 1 ordinaire , comme l’indiquent les lignes parallèles des figures 1,2& 3, en observant toutefois que ces divisions parallèles doivent être prises sépa-rément sur le devant de la feuille Sc fur celui de la côte, asin qu’elles se ren-îcontrent justes les unes avec les autres, Sc que par conséquent la longueurextérieure de la côte, lorsqu elle est ployée, soit égale avec la longueur inté-rieure de la feuille aussi ployée , Sc sur laquelle elle doit être appliquée , ce quifait que la côte Sc la feuille sont d’inégale longueur lorsqu’elles font développéesfur une ligne droite, comme on peut le voir aux figures 3 & 4.

Quand le revers ou la retombée d’une feuille d’ornement est très-consi-dérable , comme dans la figure 2 , il n’est pas absolument nécessaire que lacôte suive tout le contour de la feuille , ainsi que je f ai observé dans cette

figure, parce qu’elle ne peut pas être apparente, Sc qu’il n’est pas fort aisede lui faire suivre ce contour, ou du moins de l’arrêter avec la feuille;cependant ii est bon de la prolonger en longueur le plus qu’il est possible , parceque quand elle est arrêtée avec la feuille, elle en entretient le galbe, en i’em-pêchant de se redresser, ce qui est touc naturel, parce qu’étant plus courte quecette derniere, elle doit f empêcher de se redresser lorsqu’elles sont arrêtéesensemble , Sc qu’elles s’affieurent par leur extrémité , ce qui ne peut être qu’enles faisant ployer -Furie Sc l’autre. Quant à la largeur A à la forme de la côte ,elles font données par le dessin , ainsi qu’à la figure r. On y forme des taillesou nervures avec le burin A la gouge, fig. 6,y,8<&^, dont je parleraici-après.

Quand la côte est disposée , ainsi que la feuille d’ornement sur laquelle ostveut rappliquer , après avoir galbé l’une Sc l’autre, on commence par les arrêterensemble par 1 extrémité supérieure, qui est la plus difficile à attacher, sur-tout dans le cas où une feuille a beaucoup de galbe, comme aux figures 1 L 2,ou on est obligé de redresser la feuille Sc la cote pour poser les premiers clous ?Çe qui étant fait, on repioye la feuille d’ornement, & par conséquent la côte

avec 1