Band 
[Quatrième partie.]
Seite
1214
JPEG-Download
 

1214 L’ART DU TREILLAQEUR. Chap.IîL

toujours jointes deux à deux à chaque angle par des garnitures de Treillage quiPlanche en' suivent extérieurement le contour ; A pour que le centre des volutes ne puistepas rentrer en dedans ni sortir en dehors, il est bon de mettre entre-deux unfaux axe arrêté avec les pieces qui forment i’œil de chaque volute.

Le tailloir du Chapiteau moderne se fait d’aflemblage, ainsi que celui du Cha-piteau antique, Sc sun Sc sautre portent sur des montants qui font partie du fûtsupérieur de la colonne, ou, pour mieux dire, du tambour qui termine ce fut,soit que ce tambour porte une partie de 1 astragale , comme à la figure r , ouque ce dernier appartienne tout-à-fait au sût de la colonne, comme à lafigure 4.

Il est rare qu'on mette des astragales aux colonnes Ioniques; le contrairearrive même le plus souvent : alors le fût de la colonne monte jusqu’au-deíîousde la baguette de fove du Chapiteau , & le filet de desious la baguette resteadhèrent avec le fut supérieur de la colonne , comme je f ai observé à la figure

4, cote A,

Les figures j* & 6, représentent un Chapiteau Corinthien vu de face Sc encoupe. Ce Chapiteau ( du moins quant à íà construction ) est composé de troisparties principales ; savoir , le tailloir, le tambour ou vase, les feuilles Sc autresornements qui entourent ce dernier.

Le tailloir représenté vu en dessous, fig. 7, cote F , Sc en dessus , mêmefigure , cote 6 , est composé de quatre pieces de bois assemblées d’onglet , de

maniéré que le joint paíîe par le milieu des faces des angles, comme on peut leVoir dans cette figure, où quand ce joint est bienfait, il est peu apparent; cepen-dant on pourroit éviter de le faire ainsi au milieu de cette face, en y faisant deuxcoupes, lune d onglet, qui iroit jusqu à la rencontre du profil, Sc sautre quisuivroit la coupe, ou, pour mieux dire, sangle de ce même profil, soit en aou en b ,fig. 7 , ce qui seroit égal ; mais, comme je viens de le dire , cetteprécaution n’est pas fort néceíîàire pour souvrage dont il est ici question, où lasolidité des assemblages est la partie la plus recommandable.

Le dessus du tailloir , cote D, fig. 6, Sc cotç G 9 fig. 7, est disposé en chan-.frein, pour faciliter sécoulement des eaux qui tombent dessus, Sc le dessous estfouillé circulairement pour recevoir la piece qui forme le dessus du tambour,laquelle entre dans le tailloir, Sc y est, par ce moyen, arrêtée d’une maniéréfixe. Dans le milieu du vide du tailloir, on assemble une croix, ou tout sim-plement une traverse, comme à la figure 7, dans le milieu de laquelle traversepasse 1 axe de la colonne ( que les Treillage u rs nomment auísi mandrin , fur-toutquand il est fait en bois ) ; Sc pour que les assemblages qu'on seroit dans lespieces du tailloir pour recevoir une croix ou cette traverse, n’en diminuent pasla force, on peut les supprimer tout-à-fait, Sc mettre simplement ces dernieresen entaille deíîùs, Sc les attacher avec des vis, comme je fa! observé à lafigure 6.