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[Quatrième partie.]
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1216 r ART DU TREILlAGtU R, Chap. IIL

des coutures ou liens de fil de fer, du moins pour les parties qui n’ont pas

Planche besoin d’être clouées.

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Quand toutes font prêtes, on commence par poser Sc arrêter en place lesVolutes Sc les hélices , dont les tiges fe réunifient en une feule à l’endroit descaulicoles; cette tige doit être très-menue par le bas, Sc amincie prefquà rien,afin de ne pas nuire à la feuille qui fe trouve placée dessus : les feuillés fe pla-cent ensuite , en commençant d’abord par celles de derrière , qui font les pluslongues, Sc en Unifiant par celles du bas, qui font les plus courtes, comme onpeut le voir à la figure 5 , cote C, où les feuilles font chacune à leur place, Scdessinées en masses seulement.

Il faut avoir grand foin , loríqu’on arrête les différentes parties d’un Chapi-teau , de le faire très-solidement, mais de maniéré cependant quelles puissentêtre détachées quand on le juge à propos , soit pour peindre l’ouvrage ou pourle réparer.

Les Chapiteaux Composites fe construisent de la même maniéré que les Cha-piteaux Ioniques Sc Corinthiens, dont ils font un assemblage, comme je f aidit en son lieu ; c est pourquoi je n’en parlerai pas du tout ici,

§. III. Des Fleurs en Treillages , & de leur conjlruclionì

La construction des Fleurs en Treillages , est une partie de f Art du Treil-lageur, qui, si elle n est pas la plus savante, est celle qui demande le plus depatience & d’adrefie de la part de Y Artiste, & qui a été portée de nos jours àun degré de perfection dont on n’auroit jamais cru qu’elle fût susceptible. LesFleurs en Treillages ne sont plus actuellement ( du moins quand elles font bienfaites) un assemblage de copeaux grossièrement travaillés, qui ressembloient àpeu-près à des fleurs d’une forme bizarre Sc souvent faites au hazard ; mais c estLimitation la plus parfaite de ces belles productions de la nature : c est, pour toutdire en un mot, un nouvel Art rival de la Sculpture, Sc qui s’effprce d’égaierCette derniere , s’il ne la furpafie pas quelquefois, du moins pour les ouvragesdont il est ici question.

En effet, les fleurs faites par le moyen de la Sculpture, quelque parfaitesqffelles puiflent être, font toujours un peu lourdes, Sc ne peuvent pas êtreaussi détaillées qu elles le sont dans la nature ; au lieu que celles faites en Treil-lages en ont toute la légéreté , Sc imitent damant mieux les fleurs naturelles,qu elles sont, ainsi que ces dernieres , composées d’une infinité de feuilles oupétales qui recouvrent les unes sor les autres.

On ne íàuroit cependant nier que les fleurs de Treillages, telles que je viensde les dépeindre, ne tiennent Sc ne doivent beaucoup à la Sculpture ; carc est par le secours de cette derniere, que les Treillageurs imitent certainesfleurs ou parties de fleurs, qu ils ne pourroient pas exécuter autrement que par

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