S'ECT. ÍV. §. III. Dés Fleurs en Treillages, & de leur construction. II17le moyen du ciseau Sc de la gouge ; c est pourquoi F exécution des fleurs enTreillages peut Sc doit même être considérée comme une espece de Sculpture Pl ^ hede pieces de rapport.
Je n’entrerai pas ici dans le détail des différentes fleurs qu'on peut exécuteren Treillage, parce que ce détail seroit auíïï immense qu’inutile, puisqu’ii n’y Planchea pas de meilleur livre pour étudier la nature, que la nature même. C’est donc ' 57à ce grand livre toujours ouvert aux yeux de l’homme studieux, que je renverraipour F étude des fleurs, du moins quant à leurs formes , me contentant de don-ner ici quelques exemples de feuilles, tant composées que naturelles, Sc dontl’uíàge est le plus commun dans les ouvrages ordinaires.
Les feuilles composées sont celles qui n'ont pas de modelés dans la nature,du moins pour la forme de leur ensemble ; telles font, par exemple, les feuillesqui ornent les chapiteaux Corinthiens 8 c Composites, lesquelles font connuesfous les noms de feuilles d’olivier, de persil , de laurier, S acanthe., &c. parcequelles font composées de plusieurs masses de ces sortes de feuilles.
Les feuilles naturelles íont celles dont la forme est exactement la même quedans la nature, d’après laquelle on les a copiées, comme, par exemple, lesfeuilles de chêne, de laurier, d’olivier, de myrte, de roses , de pavots , &c.
Ces sortes de feuilles fervent à faire des guirlandes, des couronnes , ôcc ; ScTon fait choix dans ces diverses eípeces selon Fexpreflìon de Fouvrage où onles emploie, afin que l’enfemble A les parties de détail de ces mêmes ouvrages,soient d’accord entr’eux, Sc tous ensemble avec la destination totale de f édifice.
Les quatre premieres figures de cette Planche, représentent des feuilles com-posées , dessinées d’après les beaux Chapiteaux Corinthiens Sc Composites def Œuvre de DaviLer , édition dé 1710. ~~
La figure 1 est une feuille de laurier; la seconde, une feuille d’acanthe ; latroisième, une feuille d’olivier ; Sc la quatrième, une feuille de persil. La se-conde Sc la troisième de ces eípeces de feuilles, sont particulièrement consa-crées aux Chapiteaux Corinthiens, Sc les deux autres aux Chapiteaux Compo-sites , du moins tel a été l’ufage des Anciens Sc de la plus grande partie desModernes. Ces feuilles servent non-sculement à la décoration des chapiteauxdes colonnes, mais encore à beaucoup d’autres parties d’Architecture - commeles gorges des corniches Sc des plafonds, les différents membres de moulures ,
Sc c; c’est ce qui m’a engagé à en donner ici un exemple , avant de parler desfeuilles naturelles représentées dans les autres figures de cette Planche.
Les feuilles naturelles dont on fait le plus d’usage dans la composition desguirlandes Sc autres ornements de cette espece, sont les feuilles de chêne, fig,
5 ; les feuilles de laurier ,fig. 7 ; celles d’olivier ,fig, 9 ; celles de myrte , fig,
Ii ; enfin celles de roses Sc de pavots, fig. 13 & iy.
On fait des guirlandes avec ces différentes eípeces de feuilles, de plusieursmaniérés, c’est-à-dire , où elles sont diversement diíposées. Les plus simplesTreillageur . H14