ï2 iS r ART DU TREILLAGEUR, Chap. III.
Sc les plus naturelles se font avec des branches de ces différents arbres , garniesde leurs feuilles Sc de leurs fruits, représentées jig. 17, 18 , ip & 10. D autresguirlandes fe font simplement de feuilles attachées par paquets, qui font indé-pendants les uns des autres, ce qui forme des intervalles dans le cours de laguirlande ; d’autres enfin sont, ainsi que ces dernieres, composées toutes defeuilles , mais qui font disposées de maniéré qu elles ne laissent pas d’inter mallesentr’elies, Sc recouvrent les unes fur les autres d’environ un tiers de leur lon-gueur ; & chaque côte ou milieu de feuille est placé au milieu de l'intervalleque laiste celle qui la couvre.
Il est rare qu’on faste des guirlandes seulement de feuilles de roíes ou depavots, ces sortes de feuilles se joignant toujours à leurs fleurs pour fairedes guirlandes plus riches Sc plus ornées. Si donc je les ai représentées ici,ce n est que parce qu’il arrive qu’on en fait quelquefois usage indépendammentde leurs fleurs.
Les feuilles que j’ai représentées ici, ne sent pas les seules dont on se sertpour faire des guirlandes : car on peut y employer également celles de palmier,de cyprès, de lierre, de vigne , Sc c ; mais comme les ouvrages de Treillagessent pour i’ordinaire d’une expression gaye Sc légere, tous les ornements n’ysent pas propres , soit par rapport à leurs formes générales , ou aux parties quiles composent ; Sc c’est pour cette raison que je ne fais mention que de ceux quiy sent les plus analogues.
Les feuilles dont je viens de parler sent simples ou ornées, c’est-à-dire, qu'on
peut les faire comme les figures 6, 8,10, 12 , 14 Sc 16, qui, quoique lesmêmes que celles jig. y, 7, 9 , n, I z 6c iy, ne sont susceptibles d’aucunrelief apparent, Sc sont simplement contournées Sc quelquefois un peu galbées;au lieu que les autres sont susceptibles de reliefs qui représentent les failliesdes côtes , Sc les principales ramifications des feuilles.
Ces dernieres fortes de feuilles tiennent pour beaucoup à la Sculpture, Sc onne les emploie que dans les ouvrages qui sent d’une nature à être vus de près ;car quand les guirlandes , ou autres ornements de Treillages , sent destinés àêtre placés loin de l’œil du spectateur, les feuilles simples font tout auísi bienque les autres, c’est-à-dire, celles qui sent sculptées.
De quelque maniéré que les feuilles soient disposées, il faut toujours réser-ver à leur extrémité inferieure un pédicule ou queue, tant pour imiter plusparfaitement la nature, que pour avoir le moyen de les attacher pour en fairedes guirlandes, des bouquets, &c.
Je n’entrerai dans aucun détail au sejet des fleurs, du moins quant à leursformes, pour les raisons que j’ai données ci-deslus. Je vais simplement dire quel-que chose des diverses parties dont la plupart sent ordinairement composées,après quoi je passerai à leur exécution en Treillages.
Les fleurs sons, en général, composées de plusieurs parties principales , soi c