Planche
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T220 r ART DU TRE1LLAGËUR , Chap. III.
bouton ou tige, en commençant par celles de i’intérieur de la fleur , où fontles plus petites pétales. Sc en fíniflànt par celies de fextérieur, où íont les plusgrandes, comme on peut le voir aux figures 6 Sc 9 , qui représentent les cou-pes des deux fleurs, fig . 5 & 8, dont la premiere est une rose, Sc l’autre unpavot.
Chaque pétale s’attache avec une ou deux broquettes à tête plate ; Sc quandles fleurs font petites, on fait uíàge de clous d’épingle, dont la tige est courteSc la tête large Sc plate ; Sc il faut avoir íbin, en attachant les pétales ou feuillesdes fleurs, d’y faire des trous avec le perçois , pour que les clous ne les faiïèntpas fendre.
Les fleurs qui fe trouvent trop petites pour être faites de pieces rapportées,comme le jasmin Sc autres, on les prend en plein bois qu'on découpe , ainfiqu’on peut le voir à la figure 11.
Ces sortes de fleurs ne deviennent trop petites pour être exécutées de plu-sieurs pieces, qu autant qu on les fait de grandeur naturelle, ce qui arriverarement; mais on peut presque toujours les faire en pièces dò rapport, dequelque eípece que puisent être ces fleurs.
On fait quelquefois des guirlandes de fleurs Sc de fruits ; alors ces derniersíbnt sculptés dans du bois léger Sc liant, Sc on les monte fur un pédicule outige , par le moyen duquel on les attache , ( ainsi que les fleurs ) , fur unmandrin ou masse de bois représentés. 1 & 3 , qui est contourné selon laforme qu’on veut donner à la guirlande, laquelle doit être dessinée à part,comme celle représentéefzg - . 2.
Quand on veut faire des bouquets de fleurs qui terminent des Corbeilles 011des Vases, on fait leur tige droite, & on la fait entrer dans des moyeux oumandrins qui terminent ces derniers, fig. 12 , comme je lai dit plus haut, cequi n’est pas bien, Sc n’est guere tolérable que quand ils íbnt élevés à une très-grande hauteur; car quand ils font placés fous les yeux, il vaut mieux fairecourber la tige des fleurs, afin qu elles paraissent sortir naturellement de dedansla Corbeille ou le Vase, dont on termine le dessus avec un morceau de boisépais , dans lequel on place A arrête les tiges des fleurs après quelles ont étépeintes.
S’il arrivoit qu’on voulût faire beaucoup pyramider un bouquet, on ferait lapiece de bois ou mandrin auíïì élevé qu’il íeroit néceíîàire, & on y ferait destrous à différentes hauteurs, dont la direction íeroit la même que celle qu’onvoudrait donner à la tige des fleurs, Sc par conséquent à ces dernieres, commeon peut le voir à la figure 10.
Les Treillageurs qui font des fleurs, travaillent assis devant un établi outable placé au jour, comme celui repréfent éfig. i, PI. 3^. Cet établi doitavoir des tiroirs en dessous, pour y ferrer les pieces dont on fait les fleurs, Scêtre garni d’un rebord fur le devant, pour empêcher quelles ne tombent Sc n®
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