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[Quatrième partie.]
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TJJai sur k Toise , Ï2sj

de dònster une idée du Toisé , Sc de s Appréciation des ouvrages de Menuiserie ,íàns entrer dans aucun détail circonstancié à ce sujet (*).

La parfaite connoiíîance de la construótion des ouvrages de Menuiserie , desdifférences Sc des difficultés qui s’y rencontrent, n est pas encore suffisante pourapprécier ce que vaut la façon de ces mêmes ouvrages, il faut aussi savoirau juste le prix de cette façon, relativement à celui dont on paye le temps desOuvriers, Sc à la quantité de temps qu’ils emploient à faire ces mêmes ouvra-ges ; cette étude est toute de pratique, Sc on n’y peut faire de progrès qu’àLaide de Lexpérience : car ce n’est qu’en voyant travailler, (ou, ce qui estencore mieux, ) en travaillant long-temps de ses mains, qu’on peut bien jugerde la valeur d’un ouvrage, quant à la façon. Or il y a ici plusieurs choses àconsidérer : la premiere, Sc la plus eíïèntielie, c’est qu’il faut absolument quele prix du temps de l'Ouvrier soit assez payé pour qu’il ait le nécessaire honnête f& qu a Laide dune sage économie , il lui reste encore, après avoir pris fur songain ce qui est nécessaire à soutenir son existence & celle de sa famille, Sc celasuivant ion état, qu'il lui reste , dis-je, aíîez pour se soulager dans des tempsde disette d’ouvrage ou de maladie, afin qu’encouragé par cette eípece d’aiíâncèil travaille avec plaisir, Sc ne se considéré pas comme un forçat condamné àune peine donc il n’espere la sin qu’avec celle de sa vie.

Cette premiere condition remplie, on a déja un point fixe pour apprécier lavaleur du temps des Ouvriers, Sc d’où l’on peut partir pour apprécier la valeurdes ouvrages , relativement au temps employé à les faire, en prenant un mi-lieu entfe le plus ou le moins que peuvent coûter les ouvrages d’une mêmeeípece, Sc faits par différents Ouvriers, ou même en se réglant sur le travaildu moins habile ; car il faut que les hommes vivent en travaillant , â du fruitde leur travail : or l’absoiu nécessaire est dû à tous; Sc il est en même tempsjuste que celui qui a plus d’adresse ou de force de corps, jouiíso de ces bienfaitsde la nature, Sc qu’il gagne par conséquent davantage.

C’est pourquoi, comme je Lai dit ci-deíïùs , il faut régler le prix de la façondes ouvrages, fur la quantité de temps que les Ouvriers les moins habiles, oudu moins de la moyenne force, emploient à les faire ; ce qui étant unefois connu, ainsi que la quantité, Sc par conséquent la valeur de la matièreemployée, on peut eníuite juger de la valeur totale des ouvrages, en y joi-gnant le gain de l’Entrepreneur.

Ce gain doit être modéré, mais fixe Sc relatif à la quantité des ouvrages

(*) Si ì’Effai que je présente ici, est favora-blement reçu du Public, ie me propose de don-ner dans la fuite un détail circonstancié des ou-vrages de Menuiserie , où je ferai voir- d’unemaniéré claire & précise, comment les différentsouvrages de cet Art peuvent & doivent êtreappréciés , tant en suivant la méthode du Toiséordinaire, que par d’autres méthodes différen-

Treilljgeur*

tes j lesquelles reviendront toutes au meme; eequi ne doit ni ne peut être autrement, puisqued’une façon ou d’une autre, la valeur de la ma-tière , le prix de la façon , 6c le gain de 1 Entre-preneur , doivent toujours être les memes , fousquelque point dc vue qu’ils puissent etre consi-dérés.

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