Planche
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I2 54 L’ART DU MENUISIER, êc.
plutôt qu à leur qualité, A être débarrassé de tous les faux-frais qu il est obligéde faire, indépendamment du prix de la matière Sc de la façon dont j’ai parléci-deíTus.
Ces faux-frais , pour un Maître Menuisier, font très-considérables ; car fimsparler de l’intérêt que doivent lui rapporter ce qu’il a payé pour parvenir à laMaîtrise, Sc les fonds qu’ii a placés pour faire des provisions de bois, il y ena qui font journaliers, comme les droits du Roi Sc de Communauté, le loyerde l’emplacement qu’il occupe, ( qui, dans les villes, est toujours très-cher,vu la quantité de place qu il lui faut pour placer son bois Sc fes Ouvriers,)l’acbat Sc l’entretien des outils , les clous , la colle, la chandelle , les voiturespour le traníport de fes ouvrages, Scc. Scc.
Le gain de l’Entrepreneur doit, dis-je, être débarrassé de tous ces faux-frais,ou du moins être astèz considérable, pour que leur dépense prélevée , il lui resteencore le cinquième au moins de bénéfice fur fes ouvrages , ou entre le tiersSc le quart, en y comprenant les faux-frais, ce qui n est sûrement pas tropconsidérable, fur-tout pour les Entrepreneurs, qui n ont journellement que cinqà six Compagnons chez eux, Sc qui doivent vivre auffi bien que ceux qui enont davantage.
Je ne m’étendrai pas davantage fur le détail du Toisé & f appréciation desouvrages de Menuiserie, pour les raisons que j’ai données ci-dessus ; de plus ,je crois avoir rempli les conditions que je me fuis imposées en commençant cecEstai, qui ne pouvoit pas être mieux placé qu a la fin d’un Ouvrage qui a pourobjet la description de f Art du Menuisier ; mais cet Ouvrage est déja par lui-même si considérable , que j’ai craint de l’augmenter davantage , en m’étendanc
fur des matières, qui, quoique relatives à cet Art, ne font Sc ne doivent pasmême être considérées comme faisant parties essentielles de fa description.