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[Quatrième partie.]
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nfó CONCLUSION

Il seroit auilî impossible qu’inutîìe, de chercher à fixer îci Tépo-que du commencement dc des progrès de cet Art, dont l’origine seperd dans l’antiquité la plus reculée, ainíi que celle des divers chan-gements auxquels il a été sujet, soit dans la maniéré d"opérer, soitpar rapport aux noms & à la forme des outils ou des ouvrages,soit enfin sur les différents noms fous lesquels cet Art a été connuchez les divers Peuples qui en ont fait usage; de semblables recher-ches ne pourroient guere être que des conjectures, Sc serviroientplutôt à faire paraître sérudition de leur Auteur, qu à la perfectionde s Art, Sc à sinstruction de ceux pour lesquels j’ai particulièrementécrit. Je me contenterai donc de dire que f Art du Menuisier estmaintenant, sur-tout en France, un Art de nécessité Sc de goût,lequel est devenu si considérable, que les Ouvriers qui le professentont été obligés de se séparer en cinq branches, qui font autant d’Artsdistingués les uns des autres, tant pour la maniéré d’opérer, quepar rapport à îa diversité des ouvrages, comme on a pu le remar-quer en lisant la description de ces différents Arts.

Je ne m’étendrai pas non plus pour prouver f utilité de ce belArt nécessaire à tous, riches comme pauvres, Sc cela à raison de leursdifférents besoins. Car, en effet, c'est à lui à qui nous sommes rede-vables d’une partie des commodités de la vie, tant à la ville qu’à íacampagne , Sc même dans les voyages , & de la salubrité , de lacommodité Sc de la sûreté de nos habitations ; c’est par son secoursque nous sommes parvenus à décorer avec tant de richesse Sc demagnificence les Palais des Rois Sc des Princes, les Hôtels desSeigneurs Sc des riches Particuliers, Sc même nos Temples, qui,quelquefois - tiennent de cet Art une partie de leur décoration -fans parler des ouvrages de ce même Art qui leur font particuliè-rement consacrés.

Et jusqu à quel point de commodité Sc ff élégance nos Meubles,Sc sur-tout nos Voitures, n’ont-ils pas été portés dans le dernier siécleSc dans celui-ci, ou tous les Arts semblent s’être réunis pour accom-pagner la Menuiserie, Sc en augmenter la magnificence!

Il n’y a pas jusqu à nos Jardins, dans la décoration desquels onen fasse usage avec le plus grand succès, sur-tout depuis que f Artdu Treillageur, uni à celui du Menuisier, en a formé la cinquièmeSc derniere branche.

Mos