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[Quatrième partie.]
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CONCLUSION

D E

L’ART DU MENUISIER.

■L’APvT que je viens de décrire, est un des plus considérables desArts méchaniques, Sc c est même le plus utile & le plus répandu,après les Arts d’une nécessité absolue, tels que f Agriculture, laCharpenterie Sc la Maçonnerie.

La Menuiserie est très-ancienne, 6c doit, ainsi que les autres Arts,fa naissance au besoin, Sc ses progrès à sindustrie des hommes. Sim-ple dans les commencements, ainsi que la Charpenterie, dont elleétoit une branche, on ne l’employoit que pour fermer les ouvertu-res des habitations, ou pour construire les parties les plus légeresde ces mêmes habitations, qui sûrement étoient aussi simples queles besoins de ceux qui en faisoient usage étoient peu étendus. Peuà peu les besoins venant à croître avec î’aisance que procura la So-ciété devenue plus nombreuse - sindustrie fit aussi des progrès ; les

ouvrages ordinaires devinrent plus ornés 6c faits avec plus de foins,puis on en inventa d'autres, soit nécessaires ou simplement agréables.

11 est à présumer que les premiers ouvrages de Menuiserie étoientdes Portes, des Fenêtres, Sc quelques Meubles, comme des Lits, desSièges , des Tables , ou quelque chose d’équivalent, quel qu en fûtle nom ou la forme. D’après ces premiers ouvrages absolument né-cessaires ( du moins pour certains Peuples, ) on fit des Meubles desûreté , comme des Coffres, des Armoires, Sc c ; 6c quand les Bâti-ments furent construits avec de la pierre Sc autres matériaux, onrevêtit de Menuiserie sintérieur des Appartements , Sc même desTemples , pour en rendre l’habitation plus salubre ou plus magni-fique; 8c aux ornements qui étoient propres Sc naturels aux ouvra-ges de cet Art, tels que les moulures 6c les compartiments quelsqu'ils furent, on y joignit ceux de la Sculpture 6c de la Dorure, Scon les enrichit de différents métaux Sc matières précieuses, commefor, f argent, le cuivre , les pierres fines, sivoire, Scc.