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Traité des tourbes combustibles / par Charles Patin
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ï4 Traite des souries

dégarnissent les montagnes, c est vne raisontres foiblc, que les eaux ne les portent pasloing, & que les vents en rapportent dautres.Et de plus, les eaux de pluye, qui à la véritéemportent le peu de chose qui les rend trou-bles, laissent ce quelles entraînent dans levoisinage. Leau refait parfon repos ce quelleauoit dessaic dans son mouucment.

Ceux qui croyent que la terre a receu cettequalité de pouuoir faire du feu, par la demeurequy ont fait les eaux du deluge , ne font pasmieux fondez. Car bien que la nature du selrende le sujet fort combustible , il sensuiuroitque deux choses qui ncpcuucnt bruster, Ic pou-r-oient faire ausii aisément que les Tourbes. Pre-miercment , toute la terre qui est à la surface,car elle deuroit autant participer de cette quali- que quelque terre cn particulier. Seconde-ment, le limon & la vase qui sctrouueau fondsde la mer, desseiché & séparé de 1 eau, qui em-pescheroit faction , deuroit encore estre pluspropre à cet office. Lexpcriencc qui marque lafausseté de lvn & de 1 autre, suppose aussi la sauffêté de la proposition.

Il nest pas plus raisonnable de croire queny la mer ny les stcuucs, nont pas contribué àla formation'des Tourbes, puisque la Hollande& la Frise, oùoncntrouuctant, ont esté elles-mesinesproduittcsparla mer. Car encore qu®