CoJnbtifttbles, Chap. VII. iq
de bois, des baguettes, des buchettes, &d’autresbroutilles qui lont en estât de bruster. 1 1 si ondemande comment ces choses peuuent auoiresté portées si auant dans la terre, on y peutrépondre trois choses.
La premiere , qu’elles penne n t auoir esté IíUre3 ,$ t>engendrées en ce lieu là, de mesme que Pline chap.u.a dit, qu’on trouuoit dans des mines, de lìuoireblanc & noir, & que la terre a des pierres quiparticipent de la nature des os ; voicy ses mots,.Thcophyxjhis aulor efl y cbur fissile candido nigro
color eïmeniri , td ost e terni msà , ìmemrïque lipi-des ojjeos. Georges Agricola dit, que dans lesmines d'Alun d’Hildeshcim , on trouue del’Ebenc, qui ne se bruíle point. Libauius escrit ‘? /trte ,
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qu on trouue des cornes qui torrent de terre en uls.c.17.Thuringe, & que les charlatans les vendent pourestre cornes de Licornes. Elles font blanches &parsemées de petites taches noires en quelques rtmfic.endroits : leur matière ressemble à vne dent 2 - c ' : ' 6ipourrie, dont les parties se peuuent casser ai,sèment.
sespere que le Lecteur me pardonnera la.digression touchant la corne de Licorne, & qu’iLne la luge ra pas tout à fait mutile, ny malséante.
La Licorne est vn animal, qu’ils disent estre enArabie, ce qui est faux, il n’y en a point aumonde, non plus que de Phénix, qu’on suppoíètousiours dans des régions trcs-eiloignées, parce
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