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Traité des tourbes combustibles / par Charles Patin
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3 Q T *rai dej T *ourbes

quon nen voir iamais. Les Cornes , qu oncròit estre de Licornes , font fans doute cellesdvn poisson: Il y a vn passage dans lHistoireLiure 2 dAngleterre de RobertIonsthon, qui les concerne. Cet A-utheurdit, que vers lannée 1/77.lìllustre Voyageur Forbisher voulant pénétrerdans le détroit de F Amerique Septentrionale,àqui il a depuis donné son nom, en fut empes-ebé par lhorrible froidure que la flotte souffrit,& que vers le mois de íuillet il rclafcha dans1 Isle voisine, qui efloit toute couuerte de glace& de neige. Eu visitant les costes auec vne pe-tite barque, il trouua vn poisson mort , quiauoit vne corne, ou bec,dvne aulne & demiede long, que quelques expériences ont rendufauorables à la guérison du venin: c'est ce quia donné lieu de les coníeruer dans les Cabinetsauec grande curiosité. On a dit depuis qftellesestoient d Arabie, ce qui na point d autre fon-dement que la Relation de quelques voyageurs,qui ont pris plaisir d'abufer de la crédulité' dumonde par ce moyen: A beau mentir qui vientde loin, ce dit noffre Proucrbe, ils nous en-uoyeroient en Arabie voir si ce quils disentnestpasvray. Toutes les períonnes doctes ontrousiours crû qu'd n y auoit point danimal ter-restre de cette figure, 6 c que cette corne estoiccelle dvn Hippopotame,ou cheual marin,telqucle hazard le presenta dans son naturel aux yeux