et Reflux de la M e r. ijr
'ne. Supposons apres cela la Lune homogene Lc mobile autour de fotiCentre E , & servons - nous de 1’hypothefe or-dinaire, que la pcfanteur de chaque partie de laLune ver$ A . soit en raison quarrce recipro-que des distanccs au Point A. Cela erant, jedis , que la Lune montrera conflamment auPoint A la Face CBD, Lc que l’Axe F B pas-era toujours par le Point A, 8c que la Lunereprendroit certe situarion, des qu’elle en seroitdetournee. Comme cerre matiere est aflez in-teressante , tant pour 1’ Astronomie , que pourla Phy lique, je 1’expliquerai par un exemple,qui rendra fort sensible , tout ce que nous ve-nons de dire. Je dis donc qu’on doit regar-der, ä cet cgard, la Lune , comme un Corpsflottant dans un Fluide; car Ies parties d’un telCorps , fönt pareillement animees de differentespesenteurs : or on fqait qu’un Corps flottant,qui n’est pas Spherique , ou qui erant tel , n’estpas homogene , n’est pas indifferent ä chaquesttuation; mais qu’il affecte conflamment de cer-taines situations, qu’il reprend aufli-tot qu’il en a ere de'tourne. Quelque-fois le Corps n’a qu’une feule sttuation d’Equilibre ; d’autres fois plu-steurs, suivant la structure du Corps : Mais on se tromperoit toujours,si fön croyoit, que le Centre de Gravire du Corps räche ä se mettredans l’endroit le plus bas qu’il est poflible; de meme qu’on se trompe,cn difant, que le Centre de Gravite de la Lune, täche a s’eloigner, leplus qu’il est poflible , du Centre de la Terre. On voit donc aflez,que la cause principale de ce que la Lune nous prefente toujours unemeine face, est l’inegalite de pefanteur; & ä cette cause, il faudra join-dre , ou la non-parfaite Sphericite, ou la non-parfkite Homogeneite desCouches de la Lune, ou les deux caufes ä la fois.
V I.
Comme la Question que nous venons d’expliquer, enttarne celle d’u-ne legere nutation de la Lune en Longitude , que les Astronomes ontobserve'e, il ne sera pas hors de propos de faire voir Comment cette nuta-tion decoule de notre Theorie. Nous avons vu que le Spheroide CBDFmobile autour d’un Point E, doit toujours montrer au Point A la FaceCBD tant que le Point E reste dans fa place. Supposons a present, quece Corps s’eloigne un peu de cette sttuation, en faifant une rotation in-finiment petite autour du Point £, la force qui tend a la remettre dan*se sttuation naturelle; est de meme infiniment petite; ce qui seit voir,
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