ex Reflux de ea Mer;
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I I I.
Comment Ies Marces pcuvent etre beaucoüp plus grandes fur les Co-tes , dans les Bayes, dans les Golfes , &e. que dans la Mer libre detous cotes.
Pour repondre a. certe question , il saut encore faire reflexion ä ceque j’ai deja dir , que fi les Luminaires restoient a un meine lieu , &que le mouvernent journalier de la Terre se fit avec une lenteur infinie,les eaux qui inondent la Terre, ne pourroient point manquer d’etredans un parfait equilibre, & les Marees auroient par-tout les hauteursqu’on leur a prescrites dans cet Ouvrage, fans que la configuration desCotes ou autres caufes fcmblables les put deranger, pourvu que 1’endroiten question communiqu&t avec l’Ocean : d’ailleurs les eaux ne feroientque monter & descendre verticalement; excepte aux Cotes, qui alter-narivement sont baignees , & restent ä sec , & aufquelles les eaux au-roient quelque mouvement horifontal, quoi qu’insiniment lent, 8c Ia di-rtction de ce mouvement des eaux dependroit dans ce cas, audi bienque dans les autres , de la direction de la pente des Cotes. Mais Iaviteste du mouvement journalier de la Terre, qui fait que dans le temsd’un jour tout l’Ocean doit faire quatre mouvemens & agitations reci-proques, rend ces mouvemens fort sensibles. Comme outre cela la Mern’inonde pas toute la Terre, & qu’il y a de grands Golfes , Canaux,&c. qui par l’elevation Sc baissement des eaux, font tantot plus tantotmoins pleins, il faut que ceux-ci reqoivent les eaux & les rcnvoyent al-ternativement vers des endroits qui s’empliront , pendant que les autresfe vuideront , & de lä doivent provenir des mouvemens horifontaux,qu’on appelle communement Flux & Restux. Ce font ces mouvemenshorifontaux, qui fe faifant vers des endroits plus ferres , peuvent pro-duire les grandes Marees, qui vont dans de certains endroits au-delade 60 pieds; c’est austi cette raifon qui rend les Marees plus grandesdans le Golfe de Venife, qu’elles ne font dans la Mer Mediterrannee.C’est ici qu’on peut faire un grand ufage de ce que divers Auteurs ontdonne fur le mouvement des eaux, & je m’astiire que moyennant lesconnoistances qu’on a deja fur cette matiere, on pourroit rendre exacte-ment raifon de tous les differens Phenomenes, qui s’obfervent fur lesMarees aux endroits differemment situes. Mais un tel examen denian-deroit des volumes, & des annees pour les faire.
IV.
Quelle est en gros 1 ^ nature des Marees au Detroit de Gibraltar,
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