NOTE SEPTIÈME
Sur la force de la vapeur dans les machines a hante pression
de M. Evans.
J’avojs donné d’abord au paragraphe relatif aux machines à expan-sion plus d’étendue, dans l’intention de faire connoître en détail lesprincipes et les machines à vapeur de M. Evans, mais M. Doolittleayant publié en français avec des additions très-intéressantes l’ouvragede cet habile mécanicien , j’ai dû rentrer dans mon objet spécial et meborner à décrire la machine du bateau l’Ætna (i), en supprimant lesdéveloppemens qu’on peut trouver dans le livre de M. Doolittle.
Quoique les propriétés de la vapeur soient encore peu connues , ilparoît cependant résulter de quelques expériences et particulièrementde celles de M. Dalton, i.°que la quantité d’eau qui s’évapore pendantun certain temps est d’autant plus grande que la température est plusélevée et même qu’elle est proportionnelle à la force de la vapeurnaissante, à la température où l’évaporation a lieu ; z.° que si l’ohaugmente ou diminue la pression d’une certaine quantité de vapeurnaissante, cette vapeur prend en se comprimant ou se dilatant latempérature nécessaire pour rester à l’état de vapeur naissante, pourvutoutefois qu’aucune circonstance étrangère ne l’échauffe ou ne la refroi-disse. Cette dernière propriété est analogue à celle de l’air qui, étantcomprimé vivement, met le feu à de l’amadou , et à celle des métaux,du fer, par exemple, qui, étant battu à coups redoublés ou frottérapidement, devient souvent incandescent.
Il suit de la première propriété que, si l’on tient sur un fourneau unechaudière dans laquelle la vapeur soit soumise à une pression égale àdix fois celle de l’atmosphère, à compter du moment où l’ébullition