Chap. XV. INVENTION DES HORLOCES MARINES. a 8 Ititre, Voyage fait en 1771 et 1772. par MM. Verdun , Borda etPi N gré , publié en 1778.
L’horloge N.° 8 Je Ferdinand Berthoud fut aussiembarquée clans cette même campagne, pour assurer de nouveausa justesse, et non à titre d’épreuve, ni pour concourir au prix;son Auteur étant uniquement occupé du travail de ces machinespour le Gouvernement, il ne put concourir.
Tels sont les Auteurs auxquels on doit la découverte et l’in-vention des horloges et des montres à longitudes. L’usage deces machines , le degré de précision qu’elles ont atteint pour laperfection et la sûreté de la Navigation , ont été constatés par desépreuves rigoureuses, authentiques et plusieurs fois répétées :leur utilité a été particulièrement manifestée par le grandnombre de lieux dont la longitude a été fixée avec beaucoup deprécision , par le secours de ces horloges, en diverses campagnesde mer. Ces horloges ont donc déjà infiniment contribué à laperfection de la Géographie.
Les principes qui servent de base à la justesse de ces machines,les moyens de construction , d’exécution et d’épreuves, ont étérendus publics; savoir en France , dès 1673 > 1 67 5 * l 7 2 ^ >176 3 , 1770 et 1773 : ceux ‘de la montre anglaise n’ont étéconnus qu’en 1 767.
Quoique la montre anglaise d’HARRisoN soit en effet lapremière dont une épreuve en mer ait constaté (vers 1763 ) lesuccès , les Artistes français 11’ont pas moins de droit à la dé-couverte , puisque dès 1754 (époque où le travail et le nommême de l’Artiste anglais étoient inconnus en France ) , deuxArtistes français s’occupoient de la même recherche ; qu’unehorloge fut terminée en 1761 , et que dès 1763 un d’euxa le premier publié son travail. Les principes qu’ils ont établisleur appartiennent entièrement ; et la construction des horlogesTome 1. Nn