254 HISTOIRE DE LA MESURE DU TEMPS,axe verticalement, tournant librement sur ses deux pivots. Cetaxe porte une lame d'une certaine largeur, figurée suivant lacourbure de développée de la parabole. Ce même axe est percéd’une fente latérale, qui donne passage au fil du pendule , et quilui permet de se hausser et de s’abaisser en s’enveloppant sur lacourbe ou en se développant de dessus elle : par ce moyen ,le centre du poids du pendule se trouve toujours dans une ligneparabolique, et par conséquent ses évolutions circulaires seronttoutes de même durée , ainsi que l’Auteur le démontre.
Ce pendule circulaire a été employé par Huygens à réglerl’horloge : il a même fait exécuter plusieurs horloges, une, entreautres, pour le Grand Dauphin , fils de Louis XIV . L’Éditeurde cet ouvrage l’a eue entre les mains vers 1765.
Ce pendule , tournant toujours du même côté , a l’avantagede ne pas faire de bruit.
Ce régulateur, quoique très-savamment combiné, n’a pas étéimité : mais la théorie n’en est pas moins admirable, de mêmeque celle de la cycloïde , qui a eu le même sort.
L’application d’un ressort droit au balancier des montres ,appartient au docteur Hook , célèbre méchanicien anglais : maisil étoit réservé à Huygens de perfectionner cette application ,en donnant à ce ressort la figure spirale. Par cette heureuse appli-cation , le balancier , réglé par le ressort plié en spirale , estdevenu un régulateur presque aussi parfait que le pendule. AussiHuygens , qui en sentoit le prix , prétendoit-il , par la dispo-sition qu’il donna à sa montre, parvenir à trouver , par sonmoyen , les longitudes en mer.
Dans son Traité des horloges, Huygens propose le pen-dule pour servir de mesure universelle et perpétuelle , et il enindique les moyens.
Nous terminerons cette Notice sur les recherches méchaniques