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insister sur ce sujet. Nous nous contenterons de citer les vers de Régnier (I)qui raconte l’histoire d’une façon charmante :
J’ai pris cent cl cenlfois la lanterne à la main,
Cherchant en plein midi parmi le genre humainUn homme qui lïil homme et de fait et de mineEt qui pût des vertus passer dans l'étamine.
Il n’est coin et recoin que je n’ayo tentéDepuis que la nature ici-has m’a planté ;
Mais tant plus je me lime, et plus je me rahotoJe crois qu’à mon avis, tout le monde radote.
Un peu plus tard cetle idée fut reprise, et en 1708 le Journal de Verdun(I. VIH, p. 390) publiait l’article suivant :
Deux dos plus aimables demoiselles de Paris reçurent dernièrement de la partd’un homme d’espril, un présent qui, pour n’ètre pas magnifique, ne laissa pas d’êtretrouvé singulier : ce n’est, ni hijou, ni colifichet, c’est une lanterne : j’aperçois déjàcertains lecteurs qui se scandalisent d’une pareille galanterie. lia! lia! disent-ils,monsieur le Lanternier, vous sçavez mal faire votre cour aux dames! si vous leur aviezprésenté quoique hoële de mouches à la mode, du vermillon, du hlauc d’Espagne ouquelque pot de pommade qui cachât la ridiculité des années, vous auriez pu captiverl'honneur de leur bienveillance? Mais, grand Dieu ! une lanterne? Oui, une lanterne,messieurs les critiques, et pour dissiper votre surprise, lisez ce madrigal, qui apprendrale sujet du sacrilice :
Philosophe à son métier,
I.a lanterne à la main (c’éloil là sa folie),
Certain quidam cherchoil de quartier en quartierPille qui fut de tout point accomplieGrâce à son deslin heureuxAu lieu d’une, il en trouva deux.
Oui, malgré sa délicatesse,
En deux aimables sœurs, par delà ses souhaits11 trouva des vertus, des talens, des attraits,
Du sçavoir, de la politesse,beaucoup d’esprit, plus encore de sagesse,
Enlin tout ce qui peut toucher.
Et ce Diogène moderneN’ayant plus rien désormais à chercherLeur lit présent de sa lanterne.