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CHAPITRE II — ÉPOQUE ROMAINE
des matières dont ces lanternes étaient faites. Du moins, est-ce la sente conclu-sion qui ressorte du texte de Plaute , quand, au sujet d’un agneau d’une exces-sive maigreur, le poète fait dire à l’avare Kiici ion que son corps est transparentcomme une lanterne de Carthage , et qu’on peut examiner ses entrailles ausoleil sans l'égorger.
Ext a iris picore in soin ntiarn vivo lientIta is pnrlucnt, quasi luenrna punica.
Si les textes ne nous manquent pas relativement à la description des lan-ternes, nous sommes beaucoup moins riches sous le rapport des représentations
de ce genre, soit sous la forme demonuments originaux soit à l’état dereproduction dans les sculpturesantiques. Le seul exemple que l’onpuisse citer, consiste en un petit mo-dèle de lanterne carrée à toit pyra-midal qui est représentée sur unepierre gravée de la galerie de Flo-rence . Vers le milieu du siècle der-nier, on a découvert à Jlerculanumune fort belle lanterne en bronze quia été publiée dans les Antiquités<ï ïferculanum et de l'ompéi.
Parmi les sc \ ' res de la co-lonne Trnjane on remarque une lan-terne assez grande, cy” e et àcouvercle plat, elle était suspendueà la poupe d’un vaisseau.
Les *' dns firent un fréquent usage des lanternes dans les camps;elles précédaient toujours les troupes dans les marches de nuit, elles étaientcouvertes de quatre peaux dont trois étaient noires tandis que la quatrièmeétait blanche. Casaubon à qui nous empruntons ces détails, a tiré cettedescription d’un manuscrit de Julius Africanus . Nous ne parlerons que pourmémoire de la lanterne d’Epictète qui fut, dit-on, vendue 3,000 drachmes.Quant à celle de Diogène , elle est trop célèbre pour que nous ayons à
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Diogène kt sa lanterne(D’après Eorlunio I.iceli), xvn° siècle.