PRÉSENTS FAITS PAR CONSTANTIN
Syrie dès le iv° siècle; nous le retrouvons adopté chez les Occidentaux jusqu’àla fin du xvi° siècle.
§2. — Cantiiara.
Pendant les premiers siècles de l’ère chrétienne, les papes et les grandspersonnages donnèrent fréquemment auxbasiliques des appareils destinés au lumi-naire. Parmi ces derniers ceux qui ser-vaient à mettre de l’huile étaient appeléscanthari ou cantliara et ceux qui étaientdestinés à recevoir des cierges ou des chan-deliers , se nommaient p/tari ou phara;c’est la remarque du père Boulanger,dans ses notes au livre pontilical (1. ii.,e. ii. Cf. Tliiers, Autels', p. 1411);mais il paraît qu’on pouvait aussi ymettre de l’huile, à moins qu’on nedoive entendre* d’un appareil appropriéaux deux usages, ce que les écrivainsecclésiastiques désignent sous le nomcomposé d e pharacanthara. C’est un objetde cette dernière espèce que Constantin (Anast. In Sf/lo.) avait donné à la basi-lique du Sauveur :
Phanun cantharum ex auro purissimo ante altare in </uo oleiun nord inuni posticumcuni delphinis LXXX pensantem libras très.
Dans le premier tiers du iv° siècle, les églises de Borne (1) reçurent, sousle rapport du luminaire, des présents d’une richesse incomparable et, d’après
(I) Dictionnaire des Anlit/uitës chrétiennes, p. 133.