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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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commis à l’autel d’une basilique (4), après avoir parlé des candélabres,d’espèces de lustres et d’une lampe d’argent suspendue près de l’autel, ildécrit un appareil de godets qui demeurait exposé habituellement quoiquedestiné à ne servir que dans les solennités, tout près de là un vase d’argentcontenait une lumière qui devait éclairer sans cesse (2), et (pie le voleur eutsoin d’éteindre pour n’ètre pas trahi par sa lueur.

Un peu plus loin, parlant de la lampe qui doit brûler jour et nuit, devantl’autel, il nous montre l’huile portée sur l’eau qui occupe le lbnd du vase; etla mèche soutenue par un trépied de plomb qui plonge dans l’eau, pourassujettir au niveau do l’huile l’extrémité supérieure soit du lin, soit dupapyrus revêtu ou pénétré de cire.

L’entretien de cette veilleuse destinée à indiquer la présence de Dieu surl’autel, a été, de la part des chrétiens des premiers siècles, l’objet d’uneconstante préoccupation. On sait on elî'et qu’il n’y avait pour ainsi dire aucuntestament qui ne contînt un legs, lait à l’église ou a quelque communautéreligieuse'. Parmi ce genre de- donation, une des plus frappantes est celle quiconsistait dans l’abandon d’uue somme plus ou moips forte pour l'entretiendu luminaire. Ainsi, saiid Perpétuas, évêque de Tours, lègue, en 475, à sonéglise plusieurs terres ; mais à la charge de consacrer l’une d’entre elles àentretenir jour et nuit des lampes devant le tombeau de saint Martin : ita(amen ut de eorum proventibm oleum paretur pro Jhmi/ii Martini sepulcroindesinenter illmtrando ; et cela sous peine du retour de la. terre aux autreshéritiers (d). Jean Mosclms, qui écrivait au vu 0 siècle des faits parfois trèsantérieurs à son époque, parle d’une lampe maintenue allumée devant uneimage de lanière do Dieu (4).

(1) Paulin, ibid, v. 403, sqq., p. 470.

. llis sci/phulis incerta relucent

Luinina, quum fort fesla Mes; (une vero sine usuLuminis, ad spcciem tantum suspensa manebant.

Sed paido crucis ante decus, de limine eodem,Continuum scyphus est anjenteus aptus ad usum.llunc importuna sibi lumine prœdo mieantemProtinius eætinijuit; etc.

{'■2) Mélanges archéologiques, I. 111, p.ü.

(3) Testant. Perpetui, ap. d’Acliery, spieileg, l. V, p. 100.

« Oleum... pro sepulcro... indefieienter illustrundo. »

(4) P rat. spiritual, c clxxx.