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colonne destinée à le soutenir était placée à un de ces deux endroits dans lesanciennes basiliques de Rome , à Saint-Clément, par exemple (Ciampini, Vet.mon., t. /, lab. XII, tig. 3, § 3 ; tab. VIII, 1. 3). Celte colonne était ordi-nairement décorée d’ornements en mosaïque. Telle est celle (pii subsiste encoreaujourd'hui dans l’atrium de la cathédrale de Capoue, et dont l’attribution nesaurait paraître douteuse ; car on y a représenté en mosaïque l’acte mêmed’allumer le cierge pascal avec trois autres chandelles tixées au bout d’unroseau, en l’honneur de la Sainte Trinité .
§ (). - I)U LUMINAIRE DANS LES CÉRÉMONIES FUNÈRRES.
Pour les funérailles, les chrétiens ont emprunté aux Romains, l’usaged’allumer un grand nombre de lumières pendant la cérémonie. Les Romainsqui ensevelissaient leurs morts pendant la nuit, avaient été naturellementamenés à faire accompagner le convoi de porte-flambeaux. Los chrétiens enleur empruntant cet usage, y attachèrent une signification symbolique et virentdans les flambeaux, les lumières de la grâce qui accompagnent l’âme du justeaprès sa mort (J). Eusèbe nous apprend qu’on déploya un grand luxe de lumièresaux funérailles de Constantin et (pie les cierges étaient placés autour ducatafalque sur des chandeliers d’or (2).
§7.— Témokinace de saint Paulin de Nole touchant le luminaire ecclésiastique.
Pour le v° siècle nous avons un auteur (pii nous donne des renseigne-ments très précieux sur tout ce qui touchait au culte; dans ses poèmessaint Paulin de Noie (3) décrit avec un soin minutieux tous les objets dontil parle, et si la reconstitution des monuments par les textes n’etait toujoursune chose hasardeuse, on pourrait presque faire revivre les divers ustensilesdont il nous parle. Ainsi, dans celui de (‘es poèmes où il raconte un larcin
(I) J. Chrysost. /loin. IV in episl. ad Ilcbr.
(12) Luminiùns eircumfusis aurea saper candelabra accensis. — Vita Constantini, c. lxvi.(5) Paulin, Nolan, De S. Indice, nal. XI, v. '(07, sqq., p. '<72.