CHAPITRE 111
PÉRIODE CHRÉTIENNE
CH
maximum , mais il est probable que l’on employait indifféremment l’une etl’autre dénomination. 11 résulte de la description que l'ait Anastase de cettegrande couronne qu’il appelle phare, dans la phrase précédente, qu’elle étaitornée de douze tours qui s’élevaient au-dessus du cercle et de trente-sixlampes suspendues au-dessous (1).
Anastase le .bibliothécaire (2), parlant du luminaire de la basilique deSaint-Pierre (3), dit :
Hic fecit in basilica suprascripta (IL Pétri) faros argenteos sex, pensantes singulilibras XXX, gui sunt super trabes ad ingressum confessionis.
§ 0. — Treks or traverses df. métal.
Le pape Léon 111 fit mieux encore ; il fit faire un tref (trahes) en argentmassif :
Hic... investivit trabem majorent guæ est subarca prineipali, ex argenta, mundis-simo, pensantem libras mille trecentas guinguaginta et duas.
Fecit Papa Hormisda apud H. Petrum aposlolum trabem quam ex argentacoopérait guæ pensât libras mille et guadraginta, etc. (ln S. Hormisda, p. 1)3).
Ces poutres ou traverses de métal dont parlent les auteurs ecclésiastiques,couraient d’un pilier ou d’un mur à l’autre, évidemment dans un but décoratifmais elles avaient encore un but d’utilité puisque, comme nous venons de levoir, elles servaient de support aux chandeliers qui étaient allumés à l’entréedu sanctuaire (1).
§7. — La choix entrant dans i.a composition de la plupart des lustres.
Si la croix dans les couronnes de lumières ne forme pas toujours la figureprincipale, elle y est du moins fort souvent représentée à titre d’ornement ou
(1) Fecit (Léon III) et p/tarum coronam scilicet maximam art/en team cum 12 extrinsecusprominentibus lurribus, se.r et tringinta lampadibus ex ea pendentibus.
(2) Anastas, in Serg., p. 153.
(3) ln Leon 111 , p. 21)1.
(4) Mélanges d'archéologie, I. III, p. 50.