plutôt de symbole. Ainsi (I ) nous savons que des croix d’or décorées de pier-reries ornaient le centre des couronnes offertes par Grégoire IV, Serge II ,Léon IV et benoît III, à diverses églises de Home (2). Une couronne donnéepar Victor III à l’abbaye du Mont-Gassin était décorée* de six croix. Troiscroix décorent une autre couronne donnée par le même pontife.
Un autre texte tiré de l’inventaire de l'église de Staphinsère est une nou-velle preuve de ce que nous avançons.
Pendet super al tare, corona argentea, per loca deaurata una, pensons lif>. 2, etinmedio illins pendet ernxparva cuprina deaurata una, et poniuin crgstallinum, et ineadem corona pet't/irum pendent ordines margaritarum diversis coloribus trigenta guinque.
Si pour le ix" siècle nous recherchons maintenant les documents (pie nouspouvons trouver dans nos monuments nationaux,nous verrons qu’en regardant les belles miniaturesde la grande bible do Charles le Chauve conservéeà la bibliothèque nationale, on peut réunir une col-lection bien curieuse des formes de lampes quiétaient usitées à cette époque, car si l'artiste (piia fait ces peintures a mis dans son œuvre unepartie qui lui est propre, il a du cependant., pour la
I.ampks. (D'après différentes mi-nialtires de la grande Hildede Charles le Chauve con-servée à la Itihliothèque na-tionale.)
forme générale, reproduire les ustensiles dont on se servait autour de lui.
§ S. — Luminaire usité dans la cathédrale iui Mans au ix" siècle.
Nous sommes cependant forcés d’avouer (pie les représentations figurées• pie nous possédons pour le ix c ‘siècle sont bien peu importantes; les texteseux-mêmes ne nous fofirnissent (pie des renseignements à peu près nuis vupoint de vue archéologique, intéressants toutefois au point do vue du luminaire.
Ainsi, nous avons un règlement fait en 810 par Aldéric (11) ou Audrv, évê-que du Mans , «pii ordonne qu'il y aura toutes les nuits dans sa cathédrale quinzelumières : dix d’huile et cinq de cire pendant les matines. Les dimanches, ildevait y avoir trente-cinq lumières, trente d’huile et cinq de cire. Le luminaire