Buch 
Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
Entstehung
Seite
84
JPEG-Download
 

Cil A IM T RK IV — X11° S1ÈCLK

81

n’est plus ou Franco, nous avons à regrettai* qu’un monument si précieuxn’ait pu devenir la propriété d’un de nos musées nationaux.

La complication des motifs d’ornement dont cet objet est couvert, est telle,qu’il est peut-être téméraire do chercher à en donner l’explication ; toutefois,l’étude à laquelle on s’est livré dans les Annales archéologiques de Didronnousa paru être traitée d’une manière sérieuse; nous laissons la parole à l’auteurdo cet article, pour nous on faire ici la description :

Le îiu-iul est occupé par les attributs des évangélistes, mais l'ornementation dupied, de la tige et de la cuvette est des plus étranges : c’est un enchevêtrement dequarante-deux monstres et de neuf hommes qui font rage. Les bêles hurlent etmordent ;les êtres humains, qui sont complètement nus, abandonnent en pâture ou à d’affreusescaresses tous les membres de leur corps, de la tète aux pieds, à ces bêtes cruelles. Cesenlacements monstrueux se remarquent, mais avec plus de sobriété, sur la plupartdes chandeliers et candélabres romans.

On y a vu le vicieux aux prises avec le vice animé et vivant. 11 est à peu prèscertain qu’on a eu raison et le distique gravé sur le bandeau qui termine le bassindu candélabre justifie cette explication :

Lvcis onvs virtvtis o/jvs doctrina refnlgens prédicat rt vicia non tenebretor homo.

« La dette des lumières est la pratique de la vertu. La doctrine lumineuse del’Kvangile engage l’homme à fuir les ténèbres du vice ». Ainsi, dans le bas, levice, les ténèbres, mais au sommet la lumière qui est la vertu physique, comme lavertu est la lumière morale de l’âme (Mélanges d'archéologie , l. IV, p. 279).