DEUXIÈME PARTIE
CHANDELIERS SUSPENDUS
Considérations générales sur les couronnes de lumière. — Lustre d'Aix-la-Chapelle donné par Frédéric lîarhe-rousse, son inscription, sa composition; plaques gravées avant servi de planches d'impression. — Couronnesde llildeshoim, description de la plus grande, sa légende. — Couronne de Reims, dessin qui en a été fait auxvi° siècle. — Couronne de Tool en métal précieux, place qu'elle occupait dans la cathédrale. — Couronnede Bayeux, son histoire, sa destruction en 1ÜG2. — Couronnes de Cluny et de Saint-l’antaléon do Cologne.— Couronnes de petites dimensions. — Lustres n'affectant pas la forme circulaire.
§ 1. — Généralités sur les couronnes de lumières.
Les plus anciens chandeliers suspendus ont affecté la forme circulaire etnous avons vu que dans les catacombes les rota figuraient, parmi les ustensilesservant au luminaire liturgique. Dans la primitive église ces lustres avaientdes proportions très modestes et se trouvaient en harmonie avec les sanctuairesoù ils étaient placés. Ils ne devaient cependant pas larder à être insuffisantset pour l'ester en rapport avec la majesté des édifices sacrés ils prirent bientôtdes proportions plus considérables.
G’est au xn° siècle que ces couronnes de lumières ont joui de la plusgrande vogue et l’on peut dire qm' les plus beaux monuments de ce genredatent de cette époque.
Dans notre pays ces chefs-d’œuvre ' ” _ aru peu à peu; nous aurionscependant encore quelques beaux spécimens à opposer à nos voisins d’outre-Rhin s’ils n’avaient, été détruits par cette lièvre de vandalisme qui exerça sesravages en France à la fin du siècle dernier, même avant la Révolution.
Au moyen Age, les couronnes ont porté divers noms tels que coronæ,pliaræ, cireuli luminum, pohjmndclæ, etc. Ges couronnes lumineuses étaientsuspendues aux voûtes des églises, elles supportaient une masse considérable